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Tome premier.
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PRINCIPAUX BOIS D’EBENISTERIE .

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les paillettes de la glume, comme dans les autres graminees. Maisc’est par son port majestueux surtout que le bambou attire l’admi-ration.

« Peu de vegetaux, dit Bory de Saint-Yincent, presentent un portaussi majestueux et en meme temps plus mollement leger; leurs racinesemettent une foule de tiges qui, atteignant de 8 ä 20 metres de hau-teur, se developpent en gerbesimmenses. Ces tiges cylindri-ques, polies, luisantes meme,d’une belle couleur jaunatre,sont formees de gros nceuds etproduisent, vers 1 a 3 metres dehauteur, des rameaux de memenature, d’autantplus courts qu’ilsapprochent de la pointe des tiges,et qui se chargent d’une multi-tude de feuilles en ruban du vertle plus tendre et d’une extrememobilite. »

Gette mobilite, accrue encorepar la flexibilite des tiges, est undes charmes de ces curieux ve-getaux. Dans le silence des nuitstropicales surtout, oü il y a desforets entieres de bambous, laplus legere brise sufftt pour agi-ter ce feuillage mobile et incli-ner ces longues tiges eiancees;alors la foret s’emplit de rumeurs plaintives, qui ne laissent pasd’effrayer quiconque les entend pour la premiere fois. On a com-pare l’aspect d’une foret de bambous bouleversee par l’ouragan ä celuid’une mer en furie; ajoutons que le bruit des roseaux heurtes violem-ment les uns contre les autres est d’une sonorite particuliere et d’uncaractere non moins etfrayant.

Les incendies de forets entieres de bambous sont assez frequents.Faut-il croire, avec les indigenes, que le frottement des tiges les unescontre les autres, par un vent violent, suffit a determiner ces confla-grations? La foudre allume certainement beaucoup de ces incendies;mais il y a aussi des incendies spontanes.

Les tiges de bambou qui, jeunes, sont fort tendres et bonnes ä

Fig. 69.

Buxuai TORQUKRE FLÄGELLO (page 506).