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LES ARTS ET METIERS ILLDSTRES.
Les lauriers de cette taille ne sont pas communs, — ni les hommes,apres tout, dans quelque sens qu’on les mesure.
LILAS. — Le lilas, coquet arbuste, assez commun pour se passerde description, fournit un bois de peu d’epaisseur, mais dont le tour-neur tire un assez bon parti. Ge bois est tres dur, compact, liant,d’un grain fin comme celui du buis, d’une couleur grisatre rosee,avec des veines lie de vin d’un bei effet; il a malheureusement ledefaut de se tourmenter et de se fendre, et doit en consequence etredebite vert pour etre travaille parfaitement sec. Ces precautionsprises, on en fait de fort jolis objets de fantaisie sur le tour, notam-ment des etuis, car il prend aisement un tres beau poli.
Des jeunes rameaux, dont on extrait la moelle, on fait des tuyauxde pipe d’une odeur agreabie.
M
MAHALEB. — Cet arbre, appele cerisier mahaleb, est en effetune espece de cerisier sauvage, produisant de petits fruits noirs. 11croit dans les regions montagneuses de l’Europe centrale, notammentdans les Yosges, aux environs de l’ancien couvent de Sainte-Lucie, d’oüle nom de bois de Sainte-Lucie. Ge bois' est assez dur, compact, d’ungris rougeatre, agreablement veine. Comme il se fend facilement, onle debite en planchettes ä l’etat vert, pour en faire, une fois sec, desboites, des tabatieres, des etuis et autres objets de tabletterie et detour qui se fabriquent generalement sur les lieux memes.
On fait, avec les jeunes rameaux du mahaleb, des brochettes donton embroche les lapins de clapier pour les faire cuire; cette simpleOperation suffit pour les transformer en lapins de garenne.
MANCENILLIER. — Le mancenillier est un tres bei arbre de la familledes euphorbiacees ; il croit aux Antilles et dans les regions les plusmeridionales de l’Amerique , oü il atteint 7 metres de hauteur. Lemancenillier jouit de la plus detestable reputation. Toutes ses partiesrenferment un suc laiteux Acre et caustique, qui serait un poisond’une extreme violence et en rendrait meme le bois dangereux a tra-vailler autrement qu’apres complete dessiccation; l’ombre meme dumancenillier serait fatale a quiconque commettrait l’imprudence de s’yreposer : temoin la fin lamentable de Selika, l’interessante Africainede M. Scribe, qui se livra, comme on sait, a l’influence mortelle de