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Tome premier.
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OUTILLAGE MECANIQUE.

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Quelquefois meme cette piece de bois est montee sur un chariotautomobile; de Sorte que l’ouvrier, lorsqu’il a fixe le bois sur l’appareilet passe la courroie sur le tambour de l’arbre moteur, peut attendrela fin du trait de scie en toute tranquillite; il remplace alors la piecedebitee par une autre, et ainsi de suite.

La scie circulaire fonctionne sous l’impulsion de tous les moteursconnus : la vapeur, l’eau, le vent ou les moteurs animes, du reste,comme la scie circulaire, la scie verticale peut etre mue au moyend’une pedale sur laquelle un homme appuie le pied : beaucoup descies ä decouper sont manoeuvrees de cette facon, et le lecteur aurasans doute dejä fait cette remarque, qu’avec un pareil Systeme, lascie circulaire est un appareil qui ressemble comme deux gouttesd’eau au tour en l’air, ä mouvement continu; tandis que la scie ver-ticale a un tres grand air de famille avec le tour a arc, ä mouvementalternatif. Presque toutes les machines-outils ont de telles ressem-blances, nous l’avons dejä dit. La scie circulaire, pour le travail dubois, ne peut servir qu’au debitage de pieces d’un diametre pestreint,tandis que la scie verticale ne tend ä rien moins qu’ä la Suppres-sion du scieur de long, bien qu’elle n’en soit pas encore lä, commej’en ai la preuve sous les yeux tous les jours; sauf cette restriction,eile est appliquee, avec des modifications de details plus ou moinsimportantes, ä toute Sorte de travaux, et trancbe aussi energiquementdans le plus dur metal que dans le bois le plus tendre.

MACHINES-OUTILS DIVERSES. — Teiles sont les'deux principalesmachines-outils employees au debitage du bois. Pour decouper ouchantourner, on a recours de preference ä la scie ä ruban ou lamesans fin, dont nous laisserons le lecteur imaginer la manoeuvre et lesdispositions, dans l’impossibilite oü nous sommes de decrire les cen-taines de merveilleux engins constituant la Collection des machines-outils en usage aujourd’hui, et qu’enrichissent encore tous les jours'les Arbey, les Withworth et tant d’autres habiles mecanieiens etchercheurs infatig&bles. Du reste, les machines dont il nous resteraitä parier ne sont pas, pour la plupart, speciales aü bois ; ainsi la lamesans fin s’egare jusqu’au sein des pieces d’etoffe : ce n’est pas lameme lame, j’en conviens, mais le principe n’est pas modifie de l’epais-seur d’un cheveu.

Une bien curieuse machine, c’est celle inventee recemment (1881)par un industriel beige, M. Gelerier de Liege, pour faire des sabots.Cette machine, un peu compliquee ä la verite, debite le bois, le plane,