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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

le creuse et enfin le polit, et livre un sabot d’une entiere perfection audixieme du prix de revient ordinaire. — M. Arbey avait deja expose en1878 une machine de ce genre; mais nous ignorons en quoi la derniereA'enue differe de celle-ci.

Les machines a raboter ou a planer ont acquis, dans ces dernierstemps, un degre de perfection extraordinaire. On a aujourd’hui desmachines qui non seulement dressent et blanchissent d’un seul couples quatre faces d’une piece de bois, au moyen de lames tranchantes,en forme d’helices tournant autour d’un arbre horizontal, maisencore, par l’addition de deux arbres a couteaux verticaux, taillentsur deux de ces faces des rainures et des languettes pour l’assem-blage. Nous ne pouvons malheureusement nous y arreter.

LA MACHINE A TOUT FAIRE. — Nous devons cependant une men-tion particuliere ä une machine tres ingenieuse, exposee pour lapremiere fois a l’Exposition internationale de Vienne de 1873, etconstruite par MM. Worrsam et C ie , de Gbelsea (Londres ). Gette ma-chine remporta, du reste, la medaille d’honneur des machines-outilsä cette exposition.

La machine de MM. Worrsam et C ie , conpue pour repondre ätous les besoins principaux d’un atelier' de menuisier, d’ebeniste oude facteur de pianos, reunit en eile six machines ordinaires dis-tinctes : machines a faire les tenons, a mortaiser, ä scier, a percer, ämoulurer et ä executer des profils irreguliers. Ghaque mouvementetant independant, toutes ces operations peuvent etre executees isole-ment ou simultanement. Ainsi, un seul ouvrier, apres avoir taille lestenons, soit au ciseau, soit ä la scie, car il a le choix, passe sanstransition a creuser des mortaises, puis a planer, a pousser des mou-lures, etc., sans avoir besoin de rien deranger aux Organes de lamachine.

Avec l’aide de deux apprentis seulement, il peut executer a laföis toutes ces operations ou les trois ou quatre d’entre eiles quereclame son travail.

Quelques-uns des Organes de cette machine, les appareils äplaner et a moulurer, s’alimentent automatiquement; l’appareil a mor jtaiser agit a chaque pression exercee sur un levier a main; la profon-deur des mortaises, la longueur et l’epaisseur des tenons sont rigou-reusement fixees au moyen d’appareils regulateurs appropries, de laconstruction la plus simple. Pour prevenir l’encombrement de l’atelier,la traverse ä l’extremite de laquelle on decoupe les tenons est disposee