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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
ques centimetres du sol, par quatre traverses assemblees de meme;ces traverses, avec quelques planches clouees en dessous, forment uneSorte de boite ouverte oü l’ouvrier depose ses varlopes, rabots etautres grands outils. En dedans du pied anterieur droit, un tiroir glissesouvent sous le plateau, oü l’ouvrier serre de menus ustensiles etobjets d’utilite ou d’agrement, tels que sa pipe et son tabac, son compaset son crayon.
A l’extremite opposee, du cöte oü se tient l’ouvrier, s’etend paral-lelement au plateau et de niveau avec lui une piece de bois d’environ0 m ,50 de longueur, formant machoire d’etaupelle est, en effet, tra-versee par une grosse vis en bois dont l’extremite est engagee dans uneerou dispose dans l’etabli, et qu’on fait aller et venir au moyen d’unlevier en fer passant au travers de sa tete saillante. Mais en serrantcette vis, placee a peu pres au centre de la piece de bois en question,on n’obtiendrait aucun effet utile de cette manoeuvre, si le parallelismede cette piece de bois n’etait maintenu dans toute sa longueur parquelque artifice : cet artifice existe sous la forme d’une seconde visen bois, disposee pres de l’extremite de l’etabli, parallelement a lapremiere ; eile est beaucoup plus petite, par exemple, et sa tete se perddans la machoire mobile, tandis qu’un eerou, egalement mobile, per-met d’arreter sa course au meme point exactement que celle de lagrosse vis, en le serrant fermement contre le champ du plateau, afinque la pression soit parfaitement egale sur toute l’etendue de la piecede bois. Cet appareil s’appelle la « presse de l’etabli.' » G’est dans cettepresse qu’on serre les planches dont il s’agit de dresser ou de bouveterles cötes. Elle suffit generalement a les maintenir; mais, quand ilarrive que la piece est trop longue, on a recours a une servante, sortede support a cremaillere de la construction la plus simple, sur lequelon fait porter l’extremite libre..
A quelques centimetres de cette presse, pres de l’extremite del’etabli, le plateau est perce d’un trou carre, de 0 m ,06 a 0 m ,07 de cöteenviron, dans lequel glisse a frottement ou contre un ressort un mor-ceau de bois garni, presque a fleur de tete et sur sa face interieure,d’une rangee de pointes de fer aiguisees a la lime : un coup de mailletsur la tete enfonce ce morceau de bois dans le plateau, un autre coupen dessous le releve quand il est necessaire; la griffe amenee, demaniere ou d’autre, au niveau desirable, l’extremite d’une piece debois ä blanchir ou ä dresser y est fixee, les pointes y entrant assezprofondement pour remplir cet objet, et l’ouvrier peut pousser leriflard, la varlope ou le rabot en toute securite.