LA TABLETTERIE.
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poudre d’ecaille fondus et moules, en quantites considerables; on nedescend plus guere aujourd’hui au-dessous de la tabatiere de demi-feuilles. Ges boites, faites de dechets fondus et moules, n’avaient aucunetransparence, et, par consequent, aucune valeur serieuse. Nous avonsdit ailleurs quel parti on tirait de cette pate pour la fabrication d’unefoule de menus objets et d’aceessoires d’appareils de physique, ainsique de la pate provenant de dechets de corne et de büffle ; on en faitbien encore, a la verite, toutes sortes de boites, tabatieres ou autres ,mais ce sont des objets a bon marche, classes plutot dans l’articlede Paris que parmi les objets de tabletterie.
LES PEIGNES. — Nous ne pouvons passer en revue tous les objetsde tabletterie confectionnes en ecaille ou en corne, dont les procedesde travail se ressemblent, du reste , presque tout le long de l’echelle ;mais le peigne etant, comme on sait, un objet de tabletterie parexcellence, il nous semble que c’est le moment et le lieu de dire unmotde sa fabrication. On fait des peignes entoute sorte de matieres, ilest vrai; mais le peigne de corne est toujours le type reconnu et c’estde celui-lä que nous allons nous occuper.
Taille des peignes. — La corne (bosuf ou büffle), une fois pre-paree en feuilles convenables, par l’amollissement et la pression achaud, comme il a ete dit au chapitre des Matieres premieres, on lesdecoupe a la scie aux dimensions necessaires, puis on procede a latadle des dents.
Jadis, cette Operation s’effectuait ä la scie a main. En 1828, unhabile industriel ecossais, M. Lynn, imaginait une machine au moyende laquelle on pouvait executer deux peignes ä la fois, dans un seulplateau de corne : les dents de l’un se dressant en face des vides dusecond. Aujourd’hui, les dents des peignes flns et ceux principale-ment dont la matiere est le buis sont seules taillees ä la main; encoreles machines ont-elles considerablement diminue, meme dans cettespecialite, l’emploi de la main de l’homme. Ainsi, on tadle les pei-gnes, dans beaucoup de manufactures, au moyen d’une machine ä sciecirculaire; la plaque de corne ou de bois, placee en face de la scie, estsoulevee par l’action d’une came et portee contre cette scie qui, enun clin d’oeil a trace son premier trait dans la matiere; le peigneretombe alors, puis il est souleve de nouveau et deplace de la distanceexactement necessaire, et la scie execute un second trait a cote dupremier : la premiere dent est donC faite; il n’y a plus qu’ä continuerde la sorte jusqu’au bout.