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Tome premier.
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OUVRAGES EN nAQUE.

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En general, les vernis japonais sont plus beaux que ceux de laChine, surtout le vernis transparent, que les Chinois font toujoursun peu jaunätre, tandis que celui des Japonais est clair comme del’eau.

LAQUAGE A L’HUIEE DE TONG. — Aux renseignements relatifs al’application du vernis donnes plus haut, nous ajouterons les suivants :les Chinois laquent egalement sur l’enduit de chaux et de papier,dont la composition differe plus ou moins dans ses details, suivant lesouvriers, mais aussi sur une simple couche d’huile extraite de l’arbretong une fois sechee.

Ce tong-chou est un arbre des regions montagneuses de la Chine appartenant a la famille des sterculiers ou bois puants. — Chaquecouche de vernis, lorsqu’elle a atteint le degre de siccite voulu, subitl’operation du polissage; le brunissoir qui sert dans cette occasion estforme de poudre de brique tres fine et de terre appelee tou-tsö, petrieavec de l’huile de tong, de l’eau de chaux et du sang de porc. La der-niere couche, seule, est exempte du polissage; mais avec quel soin onl’applique, evitant que le plus invisible atomese meuve dansson voisi-nage ! — L’atelier est clos hermetiquement et l’artiste travaille encalegon de bain, crainte de malheur!... Les pieces vernies sontsecheesdans un lieu obscur et plutöt humide, dont la temperature est main-tenue egale avec le plus grand soin.

CURIEUX RAPPROCHEMENT. — Les Japonais appliquent aussi leurvernis sur une Couverture d’etofie tres finefixee sur la surface du meu-ble ä laquer a la facon de la feuille de parchemin sur laquelle nos pein-tres en meubles du xm e siede s’escrimaient du pinceau. C’est, dureste, un rapprochement assez curieux ä faire, entre les procedes despeintres francais qui travaillaient ä la decoration des meubles de cetteepoque et ceux des laqueurs de l’extreme Orient , qui datent de beau-coup plus loin.

Parmi les Varietes de vernis employees au Japon , le commissairede la section japonaise a l’Exposition universelle de 1878, M. Maeda-Massana, dans des notices publiees ä cette epoque, en signale unedans laquelle il entre de l’eau boueuse provenant de la meule a aigui-ser les couteaux dont on se sert pour couper le tabac. Yous auriezcherche longtemps avant de deviner celle-lä, je pense!

La fabrication des ouvrages de laque est tres ancienne en Chine et meme au Japon , qui la lui a empruntee vers le vi e siede. Dans une