LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
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L’ORFEVRERIE MODERNE — Les styles divers adoptes par l’orfevre-rie suivant les epoques lui furent naturellement imposes par l’archi-tecture; il n’y a pas, dans un ouvrage tel que celui-ci, ä s’en oceuperd’une maniere speciale; toutefois,.ä partir de Louis XIV , cette inlluencedevient presque nulle; l’artiste (ou plutöt le dient) n’a souei que dufaste : la Renaissance est donc repudiee, — la nature aussi; les motifsde decoration sont tout conventionnels, comme la perruque et leshauts talons, et pourvu que les pieces aient des proportions colossaleset une valeur intrinseque extravagante, tout est pour le mieux.
Llorfevrerie Louis XV , par contre, devient coquette, fantaisiste etmignarde sans cesser d’etre fausse. C’est ä cette epoque que la bijou-terie se separe nettement de l’orfevrerie, comme La deja fait, pendantle mouveinent de la Renaissance, la joaillerie.
Le style Louis XVI . plus sobre dans les details, emprunte toutefoisassez maladroitement ses motifs d’ornementation ä ses deux prede-cesseurs, dont il fait une union rarement bien assortie.
DEPUIS LA REVOLUTION. — La Revolution s’occupa fort peu d’or-fevrerie. La Corporation dissoute, les artistes disperses, les modelescachesou detruits, mais plus encore lesterriblesnecessites del’epoquene le permettaient point. L’Empire, acclame par lassitude, lorsqu’ilvoulut reuouer latradition, n’en put retrouver les fils; enconsequence,il demanda des modeles ä l’antiquite; mais ses artistes, peu experi-mentes et imbus d’idees fausses, ne reussirent, malgre les plus con-sciencieux efforts, qu’a produire de miserables pastiches. Depuis cetteepoque, le goüfc s’est epure certainement, mais l’originalite fait tou-jours defaut, et ce n’est pas seulement en France que cette inferioriterelative peut etre constatee; la France , au contraire, tient toujours lepremier rang dans l’orfevrerie, quoique ä l’etranger, en Russie , auxEtats-Unis et en Angleterre surtout, il se soit fait depuis quelquesannees des progres d’une assez grande importance, que l’Expositionde 1878 a mis en lumiere.
L’HISTOIRE DU COUVERT. — Mais dans notre revue du passe del’orfevrerie, revue sürement trop rapide et trop superficielle, si nousavions 1 histoire de l’art pour objectif, nous avons completement oubliela partie la plus importante pratiquoment et la plus interessante a tousles points de vue. Heureusement que nous venons de nous servir decuillers et de fourehett.es et que cet exercice salutaire a rappele inopi-nement de ce cöte l’attention de notre memoire rebelle.