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Tome premier.
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UP.FEVP.EIUE. — IIISTOIRE ET PP.EHISTOIRE.

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La partie du couvert, qui est la branche utile de Forfevrerie etcomprend aujourd’hui, outre les cuillers et les fourchettes aux desti-nations les plus variees, les truelles a poisson, pinces a suci'e, coque-tiers, salieres, timbales, porte-couteaux, ronds de serviette, en un mottont ce qui concerne le couvert propremerit dit, sans parier de nombred'objets non classes et n’ayant de rapport avec ceux-ci que par lesprocedes d’execution, — celte partie, disons-nous, a une origine beau-coup moins ancienne que la partie de luxe. Ainsi, il ne parait pas,tout bien considere, que les anciens connussent ni la cuiller ni lafourchette.

LE C03UETIER ET LA LOUCHE. — Entendons-nous, cependant. Lacochleare n’clnit cevtainement pas une cuiller, mais un eoquetier aIong manche horizontal tcrmiue en pointe servant a detacher de sacoquille lYscargot, Fhuitre et autres mollusques alimentaires, tandisque laftY/w/aaservi de modele ä notre cuiller a pot; c’est donc de cuillerä porter a labouche les aliments liquides que Fanliquite savait se passer.Quant fi la fourchette, on ne trouve mcme pas, dans les auteurs anciens,de qualiliciitif qu’on puisse appliquer sans hesitation ni remords a lafourchette ainsi comprise, ni ä rien qui s’en rapproche plus ou moins;et ce somit ä des savants modernes, si nous tenions absolument ä nouspersuader, que nous serions redevables de la fourchette antique et dunom latin ( fuscinula ) qu’elle devrait desormais porter dans l’histoire.

LA FOURCHETTE. — On trouve dans l’interessant recueil du comtede Caylus le dessin d’une fourchette d’argent a deux dents trop bienconservee pour une relique trouvee dans les ruinös de la voie Appienne,comme il l’affirme; et Nicolai, dans son Antichitä di l’eüo, nous offreun specimen düment avarie de fourchette a cinq dents, dont une cassee,trouve ä l eestum. dans le tombeau d’un guorrior abondamment pourvud’ustensilos divers dont Fusage n’a pu etre etabli d’une maniere egale-ment satisfaisante pour tous.

Mais il y a longtemps, malheureusement, que Caylus a ete con-vaincu de s’eti'e laisse jouer par celui qui lui avaitvendu sa fourchette,et, dans une polemique rccente au sujet de la fourchette de Paestum ,un savant etranger a prouve (ou du moins croit avoir prouve, ce quivant ä peu pres autaut) que cs petit instrument n’avait jarnais servi aFusage que Fon crovait. Anthony Rieh, qui est d’un avis contraire,donne los dossins de ces deux fourchettes dans son Diclionnaire desAnliquiles. romuines et grecques, et il faut avouer que ces dessins sont