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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
cations a tous les objets d’orfevrerie, a la reproduction des me-dailles, etc.
^INDUSTRIE DU PLAQUE EN AMERIQUE. — Tous ces perfectionne-ments industriels penetrerent assez vite aux Etats-Unis , oü le luxe dela table a toujours ete l’objet des soins jaloux de toute bonne mena-gere, meme parmi les plus pauvres; ils s’y repandirent toutefois avecune certaine lenteur et grace aux efforts d’ habiles et infatigables cour-tiers. « Pendant pres d’un demi-siecle, disait ä ce propos le Scribner’sMagazine, les orfevres americains durent se borner ä fabriquer descuillers d’argent sur la commande de joailliers, qui en achetaientrarement plus d’une ou deux douzaines a la fois. Mais, vers 1825,on constate que les orfevres s’aventurent ä fabriquer a leurs risqueset perils des cuillers legeres (en plaque) pour la vente courante, rea-lisee par l’intermediaire de commis-voyageurs en orfevrerie a bonmarche : type dont se souviennent encore les anciens de la Nouvelle-Angleterre. La manufacture de Providence (Rhode-Island ) etenditalors ses relations, grace 4 l’esprit d’entreprise d’un jeune orfevrenomme Jabez Gorham, qui sut conformer sa fabrication aux demandesgenerales du commerce, en transformant son materiel, et qui allaitvendre ses produits deux fois par an a Boston (1).
« Le plaisant recit que le vieillard, qui est mort en 1870, avaitl’habitude de faire de ses tournees commerciales a Boston , est plusearacterist.ique que ne pourrait l’etre une longue exposition des debutsextremement modestes d’une industrie aujourd’hui si importante dansnos principales cites. II racontait, par exemple, comment les joailliersde Boston se rendaient a son logement, aussitot son arrivee connue,insistant pour etre tous admis en meme temps, sans partialite, a separtager le contenu d’une assez petite malle de la nouvelle orfevrerie,lequel etait eparpille sur son lit! »
Nous sommes, en effet, fort loin de cet age d’or de l’argenterieplaquee, oü la demande depassait a ce point l’offre.