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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
apres que sur ceux qui « surgiront ». II y a trop de risque a courir.Le rapport de M. Bachelet pere, redige avec beaucoup de tact etd’impartialite, a de plus, comme on voit, le merite assez rare de nepoint trop dorer la pilule pour nous dissimuier le danger. Memelorsqu’il decrit la fameuse bibliotheque du Vatican , que nous soute-nons n’etre point a sa place parmi les salieres, les pinces ä sucre etles couteaux a dessert, il ne dissimule pas ses defauts. Tous les objetsexposes dans les vitrines de la classe 24 sont l’objet d’une critiqueaussi judicieuse, pas tropi severe ä la verite; mais ce n’est pas non plusle moment.
II s’agit ici de produits de l’orfevreriq choisis avec soin, en vued’une grande exposition. Les produits courants de l’orfevrerie fran-caise sont d’ailleurs les premiers du monde aussi bien que les piecesde luxe. Ge n’est toutefois pas une raison pour negliger les conseils depersonnes non seulement competentes, mais interessees aux progresde l’art dont ils parlent, et c’est cette consideration qui nous porte ädonner maintenant l’opinion, manifestee un peu avant l’Exposition,par un autre membre et des plus autorises de ce meme jury de laclasse 24.
CONSEQUENCES D’UNE TROP GRANDE DIVISION DU TRAVAIL. — Dansun rapport assez recent sur la Situation de l’orfevrerie en France (1),M. L. Falize fils s’exprimait ainsi : « Aujourd’hui qu’avec la libertenouvelle s’en sont allees les saines doctrines anciennes, chacun usantde son independance a pris son cbemin au hasard, empruntant ä •tous les temps et ä tous les styles sans en etudier aucun; fouillantdans les bibliotheques et dans les musees, puisant dans les cartons etdans les livres, chacun a fait de ces materiaux disparates un etrangeamalgame qui n’est pas et ne sera jamais un style, qui n’a plus aucunsens et ne porte aucun nom. »
Ge sont la, certainement, des causes d’insucces; mais ce nesont pas les seules, pas meme les principales, comme l’honorablerapporteur le reconnait, du reste, lui-meme, lorsqu’il en vient atraiter des specialites trop nombreuses qui divisent aujourd’hui l’orfe-vrerie.
« Ce sont lä, dit-il, autant de professions diverses qui, connexesä celles de l’orfevre et du bijoutier, demandent une etude speciale etdont un artiste habile, mais peu initie, risquerait de se mal servir.
(1) Bulletin de 1 'Union centrale des arts appliques ä l'Industrie (mars 1877).
Pariü ~= -. Imp.