Band 
Tome premier.
Seite
683
JPEG-Download
 

LES METAUX PRECIEUX. — L’OR.

683

premiere decouverte, en avril; quatre mois plus tard, il decouvrait äBallarat un gisement d’une grande richesse evidente, propre aetre misimmediatement en exploitation. II fit part de cette decouverte au secre-taire colonial, qui le nomma commissaire des terrains de la Gouronne;organisa une compagnie de mineurs, les dirigea sur Ballarat et se mit,en vertu de sa mission officielle, ä la recherche des gisements auri-feres que pouvait receler la contree.

Sa mission terminee, Edmond Hargraves donna sa demission. IIrecut une pension de 250,000 francs que lui vota par reconnaissance leConseil legislatif de la Nouvelle-Galles du Sud, ainsi que d’autresriches presents, soit des autres colonies australiennes, soit d’associa-tions particulieres, enrichies par sa decouverte; et retourna en Angle-terre en 1854 (1).

Cependant, l’exploitation allait son train et les bienfaits de ladecouverte de l’or n’etaient pas moins sensibles pour cette coloniequ’ils ne l’avaient ete pour la Galifornie quelques annees auparavant.Sa population, qui n’etait que de 77,000 habitants la veille, s’elevaiten vingt ans ä 760,000; inutile d’ajouter que les autres elements de larichesse du pays s’elevaient dans la meme proportion; nous n’y insis-terons pas.

PR0CEDES D'EXPLOITATION DES' MINES D’OR. — On rencontre lesfilons de quartz aurifere, en Australie , principalement dans les rocbesde formation silurienne; le metal s’y presente sous la forme de grains,de flocons mousseux incrustes dans les quartz, en cristaux reguliersou en morceaux informes; des rocbes d’äges divers recouvrant lesprecedentes, formees en grande partie de transports anciens, encontiennent egalement. En outre, le sol, forme des desagregationssuccessives de ces roches, est rempli d’or, au point qu’un lot de douzepieds carres a donne trente onces d’or par un lavage tres sommaire,apres avoir ete creuse seulement a la profondeur d’un metre.

Ges alluvions, entassees depuis des siecles par des cours d’eautorrentiels qui ont disparu et qui, emportant au loin les particuleslegeres, abandonnaient sur leur lit les pepites plus pesantes, sontd’une richesse inou’ie. Recouvertes plus tard de laves en fusion, cesanciens lits de torrents sont avidement recherches des mineurs, quisavent que, si grandes que soient les peines qui les y attendent, eiles neseront point perdues.

(1) Dictionnaire general de biographie contemporaine, par Adolphe Bitard. (Paris , 1878, in-S°.)LlV. 86. A. Bitard . — Arts et Met. — Ed. J. Roüff et C io . LlV. 86.