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LES AU TS ET METIERS ILLUSTRES.
par les memes procedes barbares et les emotions deja decrites.
» Quand le quartz est au jour, il n’y a qu’une partie de la besognefaite. Toute cette röche si dure doit etre pulverisee aussi fine que Iapoussiere avant de livrer le metal convoite. Une espece de bassin enfonte contient du mercure. On y met le quartz et on lance les pilonsmus par la vapeur, qui s’elevent et s’abaissent regulierement pendantdes heures; le mercure absorbe l’or auquel il s’amalgame. Un courantd’eau puissant lave et entraine la röche reduite en poussiere unpal-pable. L’eau s’ecoule sur des tables couvertes de toiles et legerementinclinees : au commencement et ä la fin de chaque table, une rigolepleine de mercure retient l’or qui a pu ^’echapper. La derniere tableest quelquefois une plaque de zinc amalgame. On peche avec unecuiller F amalgame dans le bassin et on le distille.
» La röche trop dure, qui n’est pas arrivee ä un degre de tenuitesüffisant pour etre lavee, est passee sous des meules verticales, quil’ecrasent en tournant dans une gouttiere circulaire en fonte ; meleeencore avec du mercure dans des tonneaux horizontaux qui pivotentsur leur axe, puis lavee encore sur des tables oü restent le mercure etFamalgame. Chose singuliere! Fensemble de l’usine ne peut mieux secomparer qu’a une poudrerie : les memes appareils s’y retrouvent,quoique avec des buts bien differents. — Pilons, meules et tonneauxservent ä faire la poudre de guerre et la poudre d’or.
» Quand l’or est amalgame, tout n’est pas fini, il faut le distiller.On place Famalgame dans une cornue en fonte chauffee a feu nu, avecun tube de degagement en fer, et on recoit les vapeurs mercuriellesdans un baquet plein d’eau oü elles se condensent. L’or reste au fondde la cornue a Fetat d’eponge.
»> Ce n’est pas encore tout : l’eponge d’or n’a pas cours; il faut lafondre et la couler en un lingot. Un creuset en terre, chauffe ä plusde 1,500 degres, est necessaire, et Fon obtient dans une lingotiere enfonte un petit lingot d’un jaune d’or ravissant, qu’on a bien gagne,vous l’avouerez...
» L’exploitation des alluvions n’est guere moins difficile; lapro-fondeur est generalement moindre. Allons visiter City-of-Ballarat. Lepuits est creuse dans le voisinage d’une riviere supposee aurifere, ouplutot d’un lit d’une ancienne riviere. Le fond du puits est plus bas quele fond suppose du lit. On lance une galerie longeant la riviere et pas-sant au-dessous du fond de Fanden lit. On perce de temps a autre uneouverture, on fait tomber les depots et on les essaye. Le but, en fai-sant la galerie plus hasse que le lit de la riviere, est de se procurer les