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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
» L’essai des bijoux se fait en frottant l’objet sur une pierre sili-ceuse noire, tres dure, nommee pierre de touche. De part et d’autrede Ia trace metallique laissee par l’alliage, on forme un trait avecdes alliages de composition connue, nommes touchaux, formant uneetoile ä cinq branches de titres differents, puis on passe sur les troistraits un bouchon de verre impregne de 98 parties d’acide azotiqueavec 2,8 d’acide chlorhydrique. Le cuivre se dissout en colorant laliqueur en vert et laisse l’or. D’apres la couleur que prend l’acide etd’apres l’epaisseur de la trace d’or qui reste sur la pierre, un essayeurexperimente peut reconnaitre le titre ä un centieme pres (1). »
L’usage de la pierre de touche est tres ancien; car on s’en ser-vait deja, au temoignage d’Herodote, du temps de Xerxes , soit versle milieu du v e siede avant l’ere actuelle. Le resultat de l’essai ä lapierre de touche, au demeurant, ne peut etre qu’approximatif; aussine l’emploie-t-on que pour les bijoux ou les objets manufactures qu’onne veut pas deteriorer, ou plutöt detruire entierement en leur appli-quant le procede radical de la coupellation qui, seul, peut determinerexactement le titre d’un alliage d’or.
IY
LES METAUX PRECIEUX. — L’ARGENT
ANTIQUITE DE L’ARGENT. — Gomme l’or, l’argent est connu detemps immemorial. Partout et en tout temps on a rencontre des tracesde mines d’argent jadis exploitees; c’est ä des personnages mytholo-giques que tous les peuples en attribuent la decouverte. Dans l’anti-quite, les mines europeennes fournissaient de l’argent en quantitesüffisante pour les besoins, sauf toutefois des intermittences de disettedues ä des causes purement economiques. Le moyen age subit d’ail-leurs les memes alternatives ; et, finalement, l’argent etait devenu treseher, lorsque la decouverte des mines americaines vint mettre ordrea ce facheux etat de choses.
LES MINES NOUVELLES. — On ne saurait dire avec certitude com-ment les premieres mines d’argent furent decouvertes; mais, a en juger