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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
cuivre, de 1 ä 2 metres de Iong, perces ä leur extremite inferieured’un tres petit trou.
Les minerais exploites aujourd’hui sont le sulfure, le sulfo-antimoniure et le chlorure. On reneontre aussi l’argent melange auxminerais de cuivre et de plomb, et Ton en extrait une notable quantitede plomb argentifere. Deux methodes principales sont usitees pour leretirer de ces minerais : ce sont la mithode saxonne ou de Freyberget la möthode amöricaine.
Methode saxonne. —A Freyberg, on exploite un minerai qui ren-ferme du sulfure de fer, du sulfure de cuivre et du sulfure d’ar-gent. Apres avoir ete reduit en poudre, ce minerai est melange avec10 pour 100 de chlorure de sodium et soumis au grillage dans un fourä reverbere. Par la combustion ä l’air, les sulfures se convertissenten sulfates qui reagissent sur le chlorure de sodium, donnent du Sul-fate de sodium, du chlorure de cuivre, du chlorure de fer et duchlorure d’argent. Apres ce grillage, le minerai est passe au crible,reduit en poudre et introduit, avec de l’eau et des lames de fer forge,dans de grands tonneaux tournant autour d’un axe central. Apres uneheure de rotation, on verse du mercure dans les tonneaux, qu’on faittourner de nouveau. Dans la premiere phase de l’operation, le fer deeom-pose le chlorure d’argent, donne du chlorure de fer et met en liberte lemetal precieux Mais celui-ci est dissemine dans la masse ; c’est pourle reunir qu’on agite le tout avec le mercure, avec lequel l’argent secombine. On soutire le mercure, on le filtre sur des toiles; l’exces demercure liquide passe, et il reste sur la toile un amalgame solide con-tenant 17 a 18 pour 100 d’argent. On soumetalors cet amalgame äladistillation... Yers la fin de la distillation, qui dure sept a huit heures, ondonne un violent coup de feu avec du charbon. L’argent reste sur lesplateaux sous la forme de grappes poreuses; il retient encore environ28 pour 100 de cuivre et 3 pour 100 de plomb, nickel, arsenic, anti-moine et mercure. On le purifie par trois fontes successives au con-tact de l’air, ce qui oxyde et scorifie les metaux etrangers. On l’ameneainsi ä ne plus contenir que 25 pour 100 de cuivre; il est alors autitre de 750 milliemes. C’est dans cet etat qu’on le livre aux hötels demonnaies.
Methode arrdricaine. — Dans la methode americaine, employeeau Mexique des 1557, on brise le minerai, additionne de sei marin etde magistral (nom que l’on donne au sulfate de cuivre impur prove-nant de la calcination du sulfure double de cuivre et de fer); on melele tout en y ajoutant du mercure ä plusieurs reprises, et, pour operer