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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
comme nous venons de le dire, tandis que le cuivre restera dissousdans la liqueur limpide qui flotte au-dessus.
Or, dans cette reaction, on sait que 58 gr ,5 de sei marin preci-pitent 108 grammes d’argent, ou que 0 sr ,5417 precipitent 1 grammed’argent. En se basant sur ces proportions, on prepare une dissolu-tion de sei marin dont 100 centimetres cubes precipitent 1 grammed’argent pur, et ä laquelle on donne le nom de liqueur saUe normale;avec cette liqueur etendue d’eau dans la proportion necessaire , onprepare ensuite la liqueur saUe decime, precipitant 1 decigrammed’argent avec 100 centimetres cubes. On prepare enfin une liqueurdöcime d’argent en dissolvant 1 grammq d’argent dans l’acide azoti-que, ensuite etendu d’eau au volume de 1 litre.
A l’aide de ces trois liqueurs, on determine le titre d’un alliaged’argent quelconque avec une exatitude que la coupellation est im-puissante ä atteindre, c’est-ä-dire avec une erreur possible d’un quartde millieme environ. — Nous n’entrerons pas dans les details del’essai pratique, ce n’est plus qu’une aflaire de calcul; d’ailleurs, ä laMonnaie, oü cette methode est exclusivement appliquee, on fait usaged’appareils qui simplifient beaucoup l’operation.
L’essai approximatif des pieces d’agenterie et des bijoux se fait ala pierre de touche, comme l’essai des objets manufactures en or, ou al’aide d’une dissolution de sulfate d’argent. La dissolution de sulfated’argent noircit rapidement sur les objets du second titre, tandisqu’elle ne se ternit qu’ä la longue sur les objets du premier titre. Onpeut donc reconnaitre aisement, ä l’aide de cette dissolution, le titred’un alliage d’argent, mais non en faire l’analyse rigoureuse, cela secomprend.
V
OUTILLAGE DE L’ORFEVRERIE
L’ORFEVRE PROPREMENT D1T. — Malgre ses rapports intimesavec la bijouterie et la joaillerie, l’art de l’orfevrerie s’en distinguecependant assez nettement pour permettre de l’etudier d’une manierespeciale et meme exclusive, dans l’execution de ses principauxouvrages, seuls caracteristiques. La partie du couvert, notamment,ne laisse aucune place au doute; et si l’orfevrerie religieuse, ou plutot