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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

d’un crochet de fer, Ie creuset du feu et Ton en verse le contenu dansune lingotiere, ayant eu bien soin de chauffer prealablement celle-ciet d’en graisser les parois interieures pour prevenir l’adherence dumetal coule. Les lingotieres usitees pour le moulage de l’or ou del’argent sont en cuivre, en fer ou en fonte, de dimensions assezvariees; il y en a de tres petites et d’autres plus grandes dont on peutreduire la capacite, quand besoin est, par l’introduction dans leurcavite d’une piece qui n’a pas d’autre destination; — mais ces detailsont peu d’importance.

Le lingot, refroidi, est extrait de la lingotiere et porte ä la forge ;on le chauffe au rouge cerise, puis un ouvrier le place et le maintientsur l’enclume au bout d’une longue tenaille, tandis que deux autresouvriers frappent dessus, alternativement, a coups de marteau. Apresquelques minutes de ce traitement, le metal a besoin d’etre recuit; onle remet doncau feu, et Ton recommence, ajoutantuneseconde chaudeä la premiere, une troisieme a la seconde s’il le faut, et alternant lescoups de marteau.

Au moment de la coulee, les impuretes que pouvait contenir lemetal ou resultant de la fonte se sont accumulees a ia surface, c’est-a-dire du cote du lingot qui se trouvait en-dessus dans la lingotiere.On a evite de frapper sur cette face, pour etendre le.moins possiblecette espece d’ecume, et Ton en abat un angle au marteau pour per-mettre de mordre au ciseau ä Schapeler, a l’aide duquel on devratout a l’heure proceder au nettoyage. Pour cela, on fait de nouveaurougir le lingot, et tandis qu’onle maintient sur l’enclume, un ouvrier,arme du ciseau en question, enleve a coups marteau frappes sur l’outil,dont le tranchant repose sur le bord du biseau, les dchapelures les plusminces possible.

Le ciseau ä echapeler est un barreau d’acier assez long, d’unseul morc-eau, ä pans du cote de la poignee et a lame affütee en formede gouge plate.

Quand le lingot est forge a point et echapele avec soin, on le faitpasser entre les cylindres d’acier parfaitement polis d’un laminoir,Operation que l’on repete autant de fois qu’il est necessaire pourobtenir des lames de l’epaisseur requise. C’est dans ces lames ou pla-ques que l’on decoupe ä l’emporte-piece ou a la cisaille les pieces donton a besoin pour le travail projete. Naturellement, le laminoir doitagir plus longtemps sur le lingot forge pour produire une plaque d’orou d’argent destinee ä etre reduite ä sa plus simple expression par lesnrocedes du battage que pour en donner une dans laquelle le cuille-