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Tome premier.
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TRAVAUX PREPARATOIRES.

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riste doit estamper et decouper une cuiller ou une fourchette; maisc’est une question du plus au moins, dont la solution n’offre aucunedifficulte ä l’esprit. Le metal destine a etre tire en fils tres tenus estegalement reduit au laminoir en plaques tres minces, puis decoupeen rubans etroits, avant de passer ä la filiere. .

Etudions, du reste, tout d’abord les procedes de ces deux indus-tries du batteur et du fileur d’or, qui sont en realite des branches del’orfevrerie et non des moins importantes.

LE BATTEUR D’OR. — L’extreme malleabilite de l’or permet de lereduire en feuilles tellement minces, qu’il faudrait en placer centmitte l’une sur l’autre pour obtenir une epaisseur. de 1 millimetre. IIest bien rare que le batteur d’or se donne la peine d’accomplir unpareil tour de force, qu’aucune application industrielle n’exige de lui;mais il n’aurait qu’a vouloir pour y reussir.

Le precieux metal ayant passe successivement par le .creuset, lalingotiere, la forge, comme il vient d’etre dit, on le livre au laminoir,qui ne doit le rendre que reduit a l’etatde ruban epais de l millimetreenviron. Ge ruban est decoupe par morceaux de longüeur et de lar-geur egales (ordinairement 0 m ,40 sur 0 m ,27), que l’on reunit parpaquets de vingt-quatre, appeles quartiers; on les bat ainsi reunis surl’enclume de marbre poli, pour les amener aux dimensions d’un earreayant l’epaisseur d’une feuille de papier mince. Ginquante-six feuillesprovenant de ce battage sont alors superposees, alternant avec desfeuilles de velin,- qu’on appelle outils dans cette circonstance, et lepaquet (ou caucher) termine en-dessus et en-dessous par des em-plures de vingt feuilles de velin chacune; l’objet de ces emplures estd’amortir l’effet des coups de marteau sur les premiers quartiersexterieurs.

Ge «premier caucher, » enferme dans deux fourreaux de par-chemin disposes Tun sur l’autre en sens contraire de maniere ä bienl’envelopper de toutes parts, est porte sur un enclume de marbre etbattu tantöt sur une face, tantot sur l’autre avec un marteau pesant, apanne circulaire et convexe ei a manche court, en procedant du centreaux bords, jusqu’a ce que les feuilles d’or apparaissent, desaffleurantles feuilles de velin intermediaires, ou outils. Le paquet est alors defaitet les feuilles d’or retirees, portees sur le coussin de peau de veaurembourree et decoupees au couteau, en quatre quartiers; apres quoion les reunit de nouveau et de la meme maniere que precedemment,mais en nombre double dont on forme un « second caucher », leguel,