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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

passes, les plaques ont besoin d’etre recuites, puis derochees de nou-veau, avant de repasser sous les cylindres. Le recuit est, du reste,toujours necessaire par intervalles, pour les pieces laminees ou tra-vaillees au marteau, autrement elles s’ecrouissent, perdent leurs pro-prietes de malleabilite et de ductilite et se gercent ou se cassent sous lapression ou la percussion.

Les procedes de travail du plaque sont les memes que ceux del’argent plein, mais on y applique davantage l’estampage et le repousseau tour. Les ouvrages de cette fabrication ne sont pas soumis aucontrole de l’Etat; le fabricant est seulement astreint a les marquerd’un poincon indiquant la nature du metal et le titre du plaque, indica-tion qui, dans lapratique, n’est jamais rigoureusement exacte, diversesraisons rendant cette exactitude impossible a atteindre. Ces ouvragessont souvent, en outre, poineonnes de la marque de fabrique ou dunom du fabricant consciencieux, qui. assume ainsi ouvertement touteresponsabilite. Le plaque s’applique ä presque tous les ouvrages d’or-fevrerie, notamment aux vases sacres et articles religieux divers; a lavaisselle plate ou montee, cafetieres, tbeieres, huiliers, rechauds,flambeaux de cheminee, etc. Dans cette diversite d’applications, il'arrive frequemment que des plaques de titres differents figurent dansla composition du meme objet; en outre, dans les ouvrages soignes,les parties anguleuses ou exposees a des frottements repetes sontsouvent renforcees de plaques d’argent fin, qui augmentent d’autantla valeur intrinseque de ces ouvrages. Ges details feront comprendrecombien il est difficile de fixer exactement le titre-d’un plaque dont lavaleur reelle peut etre modifiee par tant de causes inherentes auxexigences d’une bonne fabrication.

FIL PLAQUE. — On plaque egalement des fils de cuivre pour encomposer des corbeilles et autres ouvrages en treillis. Ges fils plaquess’obtiennent par deux procedes.

Dans le premier, on commence par etirer un barreau de cuivreä l’epaisseur necessaire; puis on le traite comme une plaque : c’est-a-dire qu’on depolit sa surface et qu’on y plaque des feuilles d’argentbattu, en pressant un brunissoir dessus. G’est un travail assez difficileet minutieux, mais il donne un plaque fort mince et par consequentüconomique.

Dans l’autre methode, on prepare un cylindre d’argent creux, aurnoyen d’une feuille d’argent roulee dont les bords sont soudes Tunsur l’autre. Un cylindre de cuivre plein, choisi pour pouvoir entrer