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Tome premier.
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ORFEVRERIE . — TRAVAUX PREPARATOIRES.

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librement dans le tube d’argent, est ensuite chauffe au rouge etintroduit dans ce tube qui, pi'ealablement bien nettoye a l’interieur,a ete de son cöte chauffe au rouge sombre. On laisse refroidir les deuxmetaux; puis, on porte au fourneau le fil ainsi prepare, et lorsqu’il aatteint la temperature du rouge sombre, on passe dessus, en pressant,un brunissoir dans le sens de sa longueur. Le cylindre massif resul-tant de cette Operation est alors passe a la filiere, avec les alternativesusitees de recuit et de derochage, et l’argent s’etend proportionnelle-ment ä, l’allongement de son noyau de cuivre, comme nous l’avonsvu faire a l’or dans le tirage des fils d’or pour la passementerie, etc.

Jadis, on plaquait d’argent quelques objets de fer ou d’acier,notamment des couverts, par des procedes speciaux, mais qui ontperdu tout interet; car depuis la decouverte de l’argenterie galva-nique, on a completement .renonce a cette industrie.

LE DOUBLE D’OR. — Le succes rapide du plaque suggera l’ideed’en appliquer le principe fecond aux ouvrages, surtout aux bijouxd’or, dont cette application permettrait d’abaisser les prix dans desproportions enormes. II y eut bien des tatonnements; on eut recoursa des procedes qui s’ecartaient plus ou moins de ceux en usage dansl’industrie du plaque, mais auxquels on dut revenir, en fin de compte.— Tonte la difference reside aujourd’hui dans la « liqueur d’amorce »employee pour provoquer la soudure du metal precieux sur la plaquede cuivre : pour l’argent, on amorce le cuivre avec du nitrate d’argentdissous; pour l’or, avec une dissolution d’or dans l’eau regale a Satu-ration.

Ge n’est peut-etre pas une raison pour qualifier doubU le plaqued’or et plaquä le double d’argent, mais nous n’en voyons pas d’autre,quelque bonne volonte que nous y mettions.

La feuille d’or plaquee sur le cuivre, quoi qu’il en soit, est dix,vingt, trente ou meme cinquante fois moins epaisse que la plaque decuivre, suivant le titre. Par l’action repetee des cylindres lamineurs,favorisee par des recuits sagement espaces, on obtient un ruban metal-lique de l’epaisseur strictement necessaire a sa destination, et quiprend des lors le nom de planS.

Nous verrons plus loin tout le parti qu’on peut tirer de ce plane,pour la fabrication de la bijouterie creuse. Pour la bijouterie pleine,par exemple, bien que ce soit toujours le meme principe, c’est par lesprocedes du tireur d’or qu’on l’obtient. Ainsi, on recouvre d une mincefeuille d’or une baguette de cuivre d’un diametre convenable, et on la