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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

sommes convaincu que les anciens ont eu quelque procede chimiqueque nous ignorons, pour fixer ces meandres de petites granulationsqui courent en cordonnets sur la plupart des bijoux etrusques. Eneffet, malgre tous nos efforts, nous ne sommes pas arrive a la repro-duction de certaines ceuvres d’une exquise finesse, auxquelles nousdesesperons d’atteindre, a moins de nouvelles decouvertes dans laScience. »

Ainsi vous le voyez, les bijoux etrusques sont restes inimi-tables malgre tout. Mais, M. Castellani (1) parait avoir ignore unechöse que nous aurions ete heureux de lui apprendre dans ce cas,c’est que Geylan fabrique des bijoux en filigrane, ou repousses etciseles, d’un fini parfait et remarquables en outre par des ornementsd’or granule d’une delicatesse infinie, rappelnnt le style des anciensbijoux etrusques, quoique n’en etant point des copies. — Certaine-ment il est possible d’etudier les procedes des bijoutiers cingalais ...

LES BIJOUX ALGERIENS. — En Algerie , le luxe des bijoux est fortrepandu, dans toutes les classes de la population indigene, qui, al’imitation des populations de l’Inde dont nous avons parle, y trouvent,suivant leur position, un mode de placement facile et sur, sinon bienavantageux, de leur argent d’epargne. II suit de lä, que l’art n’a sou-vent qu’une part tres mince dans l’execution de cette bijouterie, dumoins de celle que recherchent les amateurs peu aises, pour lesquelsla valeur intrinseque de l’objet doit etre consideree avant toute preoc-cupation frivole de merite artistique.

« Les femmes mauresques ou israelites des villes, lisons-nousdans une correspondance de F Impartial de Smyrne , et meme cellesqui, dans les tribus, occupent un certain rang, portent comme orne-ments de tete des resilles, des diademes, des chaines ä plusieurs rangs,a larges anneaux, avec crochets d’attaehe qui se fixent de chaquecote des tempes ; aux oreilles, des anneaux garnis de perles filigra-nees tres varies de forme et de matiere ; aux poignets , plusieurs bra-celets de differents genres; aux doigts, des bagues nombreuses ächatons ä pierre; autour du cou, des Colliers garnis de plaquesdiverses avec ou sans pendillons; enfin, «sur les autres parties ducörps, des cassolettes, des porte-glaces, des boucles de ceinture, des

(1) M. Castellani, mort recemment, a laisse une splendide Collection d’objets d’orfövrerie, debijouterie, etc., estirade 3 millions de francs. Une loterie nationale, organisee pour assurer ä l’Italie la Conservation de ce mus£e, ayant echoud, toutes ces richesses, au moment oü nous äcrivons(Mars 1884), vont etre vendues ä l’encan et probablement dispersees.