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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
garisation du bijou d’or eüt ete impossible; nous ne reviendrons passur les inconvenients de cette vulgarisation, nous ne voulons meinevoir pour un moment que ses avantages economiques, qui ne sontpas moins grands et ont bien quelque importance aussi. Gar enfin, siles machines realisent une economie de main-d’ceuvre enorme, il fautbien d’autre part que cette main-d’ceuvre trouve a s’exercer, et c’estprincipalement en augmentant proportionnellement le nombre desconsommateurs, pour un objet dont la circulation ne depassait pasjusque-la les limites d’un cercle restreint a cause de son prix eleve, c’est-a-dire par sa vulgarisation, qu’on peut atteindre le resultat necessaire.
BIJOUTERIE EN CREUX. — Donc l’ouvrier creusiste fait passerdans la matrice, deux ou trois fois au moins, deux pieces pareilles oucoquilles; il les confie ensuite au decoupoir meeanique, en ebarbe lesbords a la lime et les passe sur la pierre a dresser. Il reunit alors, parleurs bords soigneusement dresses, ces deux coquilles , qui formentainsi une broche, un medaillon, une croix, une boucle d’oreille, unebague-chevaliere ou tout ou partie d’un bracelet; puis il introduit al’interieur un peu de soudure en paillons, ou plutöt en limaille, avecun peu de borax calcine en poudre. Cette soudure devrait etre autiers, mais en limaille eile est souvent ä si bas titre, que son usage con-stitue une veritable fraude; ajoutons qu’on estampe generalement ;xsi faible epaisseur, qu’avec ce surcroit de fraude, il arrive qu’on esttout a fait vole.
Nous avons manifeste nos preferences pour le bijou leger, maisc’est a la condition que ce soit un objet d’art, dans lequel la valeurde la matiere precieuse se trouve primee par le merite de l’execu-tion; or ici, le bijou ne vaut guere que par la matiere dont il est fait,et l’acheteur a le droit d’exiger de l’or pour son argent ou de se plain-dre qu’on l’a vole.
Lorsqu’un assez grand nombre de doubles coquilles ont ete ainsipreparees, munies de soudure et retenues l’une contre l’autre par unfil de fer, on les porte en grand nombre sur des sortes de coussinsformes de touffes de fils de fer tres fins, entre-croises et reunis sur unecertaine epaisseur, auxquels on donne familierement le nom eupho-nique de tignasses. A l’aide de chalumeau, on dirige alors la-dessusun puissant jet de flamme de gaz : la soudure placee ä l’interieur descoquilles ne tarde pas a entrer en fusion, et eiles se trouvent a l’instantsoudee d’une maniere si intime et si nette, qu’on ne saurait recon-naitre la trace de la soudure.