BIJOUTERIE EN OR. — PROCEDES DE FAßRICATION.
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ä faire entrer dans une matrice en creux, seit par pression, soit parpercussion, une feuille de metal, a l’aide d’une etampe dont les reliefscorrespondent d’une maniere absolument rigoureuse avec le creux dela matrice. Celle-ci est generalement en acier, mais l’etampe peut-etre d’un metal plus mou, soit en fer, en bronze et meme en plomb,suivant l’epaisseur et la malleabilite du metal a estamper. La matriceest fixee solidement, au moyen d’un Systeme de vis, sur un bloc.de
Fig. 102. — BlJOUX. DIVERS, DEPUIS I. A RENAISSANCE.
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pierre massif, bien dresse; la feuille metallique decoupee a la formevoulue couvrant la matrice, l’etampe est posee sur le tout et on l’y faitpenetrer a coups de marteau; ou bien on se sert d’un balancier sem-blable au balancier monetaire, dont nous aurons plus tard a nousoccuper, ou d’un mouton, marteau a declic, despendant verticale-ment, entre deux coulisses, d’une hauteur determinee par la naturedu travail et portant l’etampe sur sa face inferieure. Le mouton estl’appareil dont il est le plus souvent fait usage; plusieurs coups sontordinairement necessaires pour que l’estampage soit parfait, et pourdes pieces d’orfevrerie un peu importantes, il n’est pas rare que lenombre de coups soit assez considerable pour necessiter des recuitsrepetes, la percussion ayant fini par rendre le metal dur et cassant.
G’est surtout dans la fabrication des bijoux en creux que les avan-tages de ce procede sont frappants. L’estampage procure d’abord unedouble economie de niain-d’ceuvre et de matiere, saus laquelle la vul-