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Tome premier.
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PRODUITS DIVERS DE LA BIJOUTERIE.

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tel, ou bien a l’endroit de la soudure porte une plaque gravee ou unepierre sertie en chaton ou ä jour. Uallicmce est souvent formee de deuxfils aplatis d’un cote et adaptes Tun a l’autre de maniere a ne faire plusqu’un seul fil cylindrique apparent; sur la partie aplatie par laquelleles deux cercles se joignent, on grave les noms des destinataires ouquelque eourte sentence; une petite pointe soudee sur l’une des sur-faces s’engage dans une petite cavite correspondante de la surfaceopposee, afin de les maintenir solidement unies; 2° au lieu d’un fil,un ruban metallique traite de meme, orne de dessins graves, d’emauxou de pierres fines serties en plein, diversement disposees; undiamant, une perle ou une plaque ä cachet recouvrant la partiesoudee : la forme generale de ces bagues leur a fait donner le nom decollier de chien; 3° il y a enfin la chevaliere, faite de deux plaquesestampees reunies et soudees; ces plaques d’or, ornees de dessinsobtenus a l’estampage, sont plus ou moins epaisses; souvent ce sontdes feuilles si minces, qu’elles s’ecraseraient a la moindre pression, sil’interieur de la bague n’etait rempli de resine fondue. La chevaliereporte une plaque fixe ou ouvrant a eharniere, ou bien une pierreprecieuse.

Les autres formes de bagues derivent de ces trois types. Lesprocedes de travail n’ont pas besoin d’etre decrits avec detail, etantconnus maintenant dans la mesure du possible : nous ne pourrionspas, en efiet, suivre Pouvrier dans tous les details minutieux d’unpareil travail, ou bien ce serait alors le lecteur qui refuserait de noussuivre.

HISTORIQUE. — II est generalement admis, grace a Paccordedifiant des archeographes, que Panneau, devenu bague avec letemps, fut dans Porigine un Symbole de servitude; et a l’appui de cetteopinion, on invoque certain trait mythologique dont nous ferons graceau lecteur, parce qu’il n’a aucun rapport a la cause. L’origine de laplupart des ornements personnels serait donc la meme, dans ce cas.En effet, le bracelet, surtout le bracelet qui ornait le bas de la jambe,a bien plus que Panneau la mine d’une entrave. Et que dire de lachaine ou du collier?... II y a pourtant une explication bien plussimple de cette origine.

L’amour de la parure est ne, comme on sait, avec la femme, sinonavec l’homme. Or, n’est-il pas naturel, par exemple, qu’avant de son-ger ä se percer les oreilles, ou la cloison du nez, ou quelque autrepartie apparente du corps pour y introduire des bijoux de matiere et