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Tome premier.
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PRODUITS DIVERS DE LA BIJOUTERIE.

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signification differente, celle de l’union volontaire qu’implique le ma-nage, et il n’est pas etonnant que l’ancienne ait ete oubliee et finale-ment denaturee par les pedants.

LES BRACELETS.

LES BRACELETS DANS L’ANTIQUITE . — Toutes les formes de brace-lets en usage actuellement existaient dans l’antiquite, en or, en argent,en bronze, en ecaille, en corail, en ivoire, en perles, etc.; ceux demetal etaient en general admirablement ciseles, ornes de pierres pre-cieuses et surtout de camees travailles avec le plus grand art. Les deuxsexes rivalisaient de luxe en fait de bracelets. On sait que Tarpeia livrala citadelle de Rome que commandait son pere aux Sabins, a la condi-tion que ceux-ci lui donneraient les lourds bracelets d’or qu’ils por-taient au bras gauche : eile n’est ni la seule ni meme la premiere quiait commis une trahison pour une semblable cause, et qui en ait eteaussi justement recompensee.

On portait des bracelets aux deux bras, en haut aussi bien qu’enbas, ainsi qu’au bas des jambes. Les dames grecques et romainesavaient des bracelets aux poignets et d’autres pres des epaules, souspretexte que le contact d’un metal precieux avec härtere ou les veinesavait pour effet d’enrichir le sang. Tous les moyens d’enrichir le sangpar un procede si simple et si agreable etaient en consequence employesavec empressement. Du reste, les bracelets avaient toute sorte devertus, suivant leur forme ou la matiere dont ils etaient faits, et gue-rissaient des maux d’yeux, des convulsions, de la morsure des chiensenrages, des fievres, etc.; la premiere dent qui tombait a un enfant,pourvu qu’elle n’eüt pas touche la terre, incrustee dans un braceletcontinuellement porte au bras, preservait, suivant Pline , les femmesqui le portaient des maladies speciales a leur sexe.

La Superstition des amulettes s’est, du reste, perpetuee largementjusqu’ä nous, et nous n’avons guere le droit de nous moquer de l’anti-quite sous ce rapport; il y a meme quelquefois une legende a l’appuide cette Superstition, qui l’explique et meme pourrait la justifier aubesoin : il en est peu d’aussi toucbantes, par exemple, que celle duporte-bonheur, dont le nom seul trahit la mission.

LA LEGENDE DU PORTE-BONHEUR. —Autrefois, onfaisait ces sortesde bracelets en ecaille et d’une simple baguette d’or; voici quelleserait leur origine (ou du moins l’origine de leur nom), legendaire en