Band 
Tome premier.
Seite
795
JPEG-Download
 

PRODUITS DIVERS DE LA BIJOUTERIE.

795

Le fil d’or ou d’argent, uni ou grave, d’epaisseur voulue, est rouleautour d’un mandrin de calibre; quand ce dernier est completementenveloppe par la spirale metallique, on l’en degage, et les anneauxsont coupes et soudes ensuite les uns dans les autres. Pour les chainesformees de petits anneaux semblables coupes dans le meine fil, letravailse fait mecaniquement; une scie animee d’un mouvement rapide par-court le mandrin dans le sens de sa longueur, coupant les anneaux amesure qu’ils sont formes. — Mais il y a des anneaux principaux reunispar de plus petits, de forme differente et quelquefois meme traversespar des cartouches creux, prepares suivant les procedes decrits, etsoudes : ces dispositions exigent un travail manuel des plus minu-tieux.

LES COLLIERS. — Le collier fut probablement la premiere formede la parure personnelle, commune ä 1’homme et a la femme. Pourl’bomme, toutefois, le collier devint bientöt une marque de distinctionplutöt qu’une veritable parure; mais pour la femme, il est reste et res-tera ce qu’il etait au debut.

Des la plus haute antiquite, on faisait des colliers d’or et d’argent,de perles, de corail, d’ambre, de jais, de pierres precieuses ou non ;les colliers de diamants ne datent que de l’epoque a laquelle on estparvenu atailler les diamants d’une maniere relativement facile. EnEgypte, le president du Senat portait un collier d’or et de pierreries,d’oü pendait une figure aveugle ayant la pretention de representerla Justice, qui y voit rarement clair en effet. Pour indiquer l’ouverturede la seance, il portait la main a cette figure; il la tournait vers celuien faveur duquel le Senat avait decide, lorsqu’il etait temps de pro-noncer la sentence. C’etait plus tot fait quß de nos jours; mais lajustice a fait de grands progres depuis cette epoque : eile coute beau-coup plus eher. Les rois, les princes, les Chevaliers portaient egale-ment des colliers comme insignes de leurs dignites, et le collier estreste de nos jours l’insigne des plus hauts gradesdans plusieurs ordresde chevalerie. Mais somme toute, insigne ou parure, l’homme ne porteplus aujourd’hui de collier qu’au bal masque ou dans les ceremoniesofficielles qui se rapprochent le plus des mascarades.

Comme parure de femme, au contraire, les succes du colliern’ont pas baisse un seul instant. Les dames grecques et romaines fai-saient usage d’une grande variete de colliers : les uns faits d’un, deuxou trois rangs de perles d’etoiles ; d’autres, d’un rang de perles entreme-lees de larmes ou d’etoiles d’or; sans parier des plus humbles, comme