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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
Ia feuillure et rabattu tout autour de la pierre par les moyens dejädecrits.
G’est par le montage a jour que sont montes les brillants d’uneaigrette, d’un bouquet, d’un diademe, etc. On peut se faire une idee desdifficultes inherentes a un pareil travail execute le plus souvent surune tres petite etendue.
L’art du joaillier n’a recours, au bout du compte qu’ä des moyensmecaniques extremement peu compliques, et il n’a meme pas en ceci,comme nous l’avons fait remarquer en commenpant, de regles invaria-bles ; c’est un art dans lequel le gout et l’imagination peuvent se donnerlibre carriere, et nous n’en avons malheureusement plus beaucoupdont on puisse en dire autant. Par consequent rejouissons-nous. —Seulement la description des procedes d’un tel art ne permet pas degrands developpements, et l’on a pu voir qu’en somme les trois systemesde montage des pierres precieuses dont nous venons de parier ne diffe-rent pas autant Tun de l’autre que leur qualification pourrait le fairecroire.
METHODE DES JOAILLIERS ARMENIENS. — Les joailliers turcs, pourla plupart d’origine armenienne , ont une methode particuliere pourmonter les diamants et les pierres precieuses sur lesboites de montreset les bijoux divers, laquelle consiste a les coller tout simplement surla plaque metallique. La place a laquelle la pierre doit figurer estä peine indiquee, suivant la forme, a l’aide d’une sorte de burin; onfait chauffer la plaque metallique, on applique la colle, ou plutötle ciment, on pose la pierre, et tout est dit.
Le ciment employe dans cette occasion possede une force deprehension teile qu’on ne pourrait plus separer les pieces qu’il a colleesensemble autrement qu’en les brisant; il peut servir a coller toutesorte d’objets : fragments de verre, pieces metalliques, voire d’acierpoli, etc. Yoici comment on le prepare :
On fait dissoudre cinq ou six morceaux de mastic de la grosseurd’un gros pois dans une quantite d’alcool süffisante pour en faireune dissolution liquide; puis, ä part, de la colle de poisson dansde bonne eau-de-vie ou du rhum — apres avoir ete amollie dans l’eau,— en ajoutant a la solution un peu de galbanum ou de gomme ammo-niaque et en remuant le melange jusqu’a ce que le tout soit bienfondu. Les deux Solutions, a peu pres au meme etat liquide et devolume egal, sont alors melangees, a une chaleur süffisante pour quele melange s/opere bien : la colle est faite. — On la recueille dans un