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Tome premier.
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L’ART DD JOAILLIER.

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flacon quelconque, en verre autant que possible, bouche bien herme-tiquement. Pour s’en servir, on plonge ce flacon dans l’eau bouillante,qui fait reprendre a la colle, devenue epaisse et presque dure, son etatliquide, dans lequel eile doit etre employee.

Pour eviter que le flacon, s’il est en verre, ne se casse par uneexposition soudaine ä cette chaleur intense, on devra d’abord choisirun verre mince, et avant son immersion dans l’eau bouillante, onaura soin de l’exposer ä la vapeur pendant quelques minutes. Ledanger est ainsi sürement conjure.

PROGRES DE L’ART DU JOAILLIER EN FRANCE . — Sous Ie rapportde la joaillerie, nous sommes heureux, du moins, de pouvoir constaterque l’antiquite etait loin de rivaliser avec notre epoque trop decriee.Ge n’est, en fait, que depuis les perfectionnements apportes, vers lemilieu du xv® siede, älataille des diamants et des pierres precieuses,que la joaillerie a veritablement progresse, pour en arriver ä l’admirableperfection de travail que nous voyons aujourd’hui. Quant ä l’elegance,au bon goüt, ä l’originalite des Creations, certainement nos artistesmodernes depassent de tres loin ceux de la Grece et de Rome , les plushabiles parmi les anciens :

Pour suivre pas ä pas les progres de la joaillerie jusqu’a nosjours, nous ne saurions prendre de meilleur guide que le Dictionnairedes Arts et Manufactures de M. Gh. Laboulaye, auquel nous emprun-tons les renseignements suivants :

« L’industrie qui a pour objet le montage et le sertissage despierres precieuses a aujourd’hui un grand nombre d’elements ä sadisposition, parmi lesquels on doit distinguer, apres les diamants : lescorindons jaunes, verts ou blancs, les rubis, saphirs, emeraudes,berils ou aigues marines et topazes, enfin les amethystes, les opaleset les perles fines.

» Depuis la moitie du xv® siede, les pierres precieuses ont eteemployees avec beaucoup de profusion. Les parures de diamants setransmettaient jadis dans les familles riches, et furent comme unapanage de la noblesse sous Louis XY et Louis XVI .

» Apres la Revolution, la joaillerie reprit un röle important dansl’industrie; toutefois, le goüt des ornements laissait a desirer; toutesles montures etaient plates, c’est-ä-dire sans pieces rapportees ousuperposees. Sous l’Empire ce n’etaient que losanges, zigzags peugracieux, grecques, etc. Ge n’est qu’a partir du temps de la Restau-ration que, les fortunes privees commengant ä se reconstituer, on