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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

fois les emaux translucides de la Renaissance et les paillons limousins,en y ajoutant un heureux contraste de creux et de reliefs par l’emploid’emaux cloisonnes, tandis que les fonds mats se renforcent en partiesconcaves.

» Enfin l’exposition de M. Boucheron etait, dit le rapporteur dujury, un veritable eblouissement de diamants etincelants, de saphirsenormes, de perles et de pierres de couleur enchasses dans les mon-tures les plus variees. »-

Cette citation, qui a presque toute la secheresse d’une nomencla-ture, nous a paru ce qu’il y a de preferable pour donner la note justeet privee de commentaires des progres realises par la joaillerie, onpourrait presque dire depuis son origine. Nous ne nous etions paspropose d’autre objet que celui-lä.

Toutefois n’oublions pas qu’au point de vue specialement indus-triel, l’introduction (la reintroduction plutöt) en France de l’art detailler les diamants a donne a la joaillerie francaise un developpementtres considerable. Nous avons decrit precedemment les procedes detravail des diamantaires (1), qu’il nous soit permis de revenir suri’historique de cette industrie en France , de nos jours, pour le com-pleter.

UN MOT DE PLUS SUR LA TAILLE DES DIAMANTS EN FRANCE . —

Nous nous sommes borne a rappeier en quelques lignes (2), ä proposde la reintroduction de cet art en France , il y a peu d’annees et de sesprogres rapides, lapart qu’y avait prise un habile lapidaire, M. Ch. Rou-lina. Cette mention etait decidement insuffisante; eile etait memeerronee sur un point d’une certaine importance, mais seulement pourles interesses.

Tres respectueux des droits de chacun, nous allons commencerpar une rectification cette note complementaire.

En province, M. Roulina, dont l’usine de Paris est situee rue desTrois-Bornes, a fonde-, comme nous l’avons dit, les tailleries de dia-mants de Saint-Claude (Jura) et de Maligny (Yonne ); ma.is celles deSaint-Genis-Pouilly (Ain ) et de Montbrillant pres Saint-Claude, quenous lui avions egalement attribuees, appartiennent en realite äMM. Goudard et Grosfillex, diamantaires ayant leur usine de Paris etablie sur le quai Jemmapes. Ces derniers sont, en outre, les veri-

(1) Voir pages 268 et suivante3.

(2) Voir page 271.