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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
mingham et aiileurs) et aux Etats-Unis ; partout, et principalementen France , le succes a ete complet, mais non des la premiere tenta-tive; et si l’on songe ä la grande valeur de la matiere premiere, oncomprendra aisement qu’une tentative avortee devienne ruineuse enpeu de temps.
La premiere de ces tentatives sur laquelle on ait quelque rensei-gnement, eut pour auteur un M. Philippe, dont le fils est actuellementcontremaitre a la taillerie de la rue des Trois-Bornes; eile se produisiten 1852; et ä l’Exposition universelle de 1855, M. Philippe avaitinstalle quelques moulins que dirigeait publiquement M. Gh. Roulina,son dleve. — Geci resulte d’une lettre adressee, ala date du24mai 1881,ä divers journaux par M. L. Philippe fils. Nous ignorons comment cetetablissement disparut, apres avoir fait d’abord assez bien augurer deson avenir; mais ce qu’il y a de certain, c’est que l’Exposition univer-selle de 1867 n’avait plus qu’une taillerie hollandaise a exhiber auxvisiteurs toujours charmes du spectacle.
Nous avons trouve dans diverses publications la mention vagued’une autre tentative faite dans les dernieres annees du second empire,et sous les auspices de Napoleon III , en faveur de hart diamantaire;mais nous n’en avons conserve aucun Souvenir et le vague de cettemention ne nous permet pas de nous y arreter d’une maniere utile, anotre grand regret. Presque immediatement, en tout cas, apparaissentMM. Goudard et Grosfillex.
M. Goudard, negociant en diamants et pierres flnes de couleur,nourrissait depuis longtemps deja le projet de creer en France unetaillerie de diamants. Aussitot apres la guerre, il s’occupa de realiserce projet. En relations d’affaires avec la Hollande, il essaya d’abordd’y faire instruire des apprentis, mais il n’y reussit point; alors ilresolut de monter coüte que coüte un etablissement et d’y former lui-meme les ouvriers qui lui faisaient defaut.
Qu’on nous permette de le dire : il n’y a pas de secret dans l’art dudiamantaire; Thabilete de main s’acquiert ici comme dans la taille desautres pierres precieuses, et dans celle-ci comme dans la taille despierres fausses et des cristaux. Seulement, s’il n’est pas tres grave degater un morceau de verre, il Test bien plus de gater un rubis, et celapeut devenir une catastrophe s’il s’agit d’un diamant, et une catas-trophe que l’habilete manuelle ne suffit pas a conjurer; pour donnerä la gemme tout son eclat, favoriser les reflexions multiples qui yaccumulent ces feux si vifs, l’habilete ne suffit pas, il faut encore pos-seder cette espece de genie particulier qu’on appelle le sens du diamant,