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LES AKTS ET METIERS ILLGSTRES.
mais pas exclusivement, et dont des industries toutes differentes fontau contraire la plus grande consommation; nous avons decritenmemetemps les procedes mis en ceuvre pour recueillir ces substances pre-cieuses. Quant au corail, nous avons du attendre jusqu’ä present pourentreprendre ä son profit un travail identique. G’est par ce travail quenous commencerons. Le sujet est, d’ailleurs, particulierement interes-sant; on pourra tout au moins s’en faire une idee par la lecture desquelques lignes qui suivent, malgre la concision a laquelle nous forcenaturellement la necessite de traiter de tant de matieres diverses.
NATURE DU CORAIL. — Le corail provient des secretions sponta-nees d’un zoophyte quasi microscopique qui, etonnamment indus-trieux des son bas äge, sait tirer de l’Ocean le carbonate de chauxnecessaire a la construction de sa maison. Gomment il s’y prend,nous allons vous le dire; mais d’abord, presentons 1’animal lui-meme.
Au moment oü il se met a l’oeuvre, l’animal du corail offre l’as-pect d’une sorte de petit sac charnu colle comme une ventouse aurocher, par une base relativement tres large ; a l’extremite superieures’ouvre la bouche couronnee de filaments tentaculaires. A l’interieurest un second sac, plus petit naturellement, prenant naissance aufond de la bouche et s’ouvrant, par son extremite posterieure dans lacavite meine du grand sac : c’est l’estomac du polype ; il est rattachea l’enveloppe, par les cötes, au moyen de lames fibreuses rayonnantes.Du mois de mai au mois d’aoüt, la bouche du polype ne cesse derejeter des petits oeufs allonges, ayant plutöt l’air de vraies larves,pourvus de cils vibratiles qui leur sert a nager et se demener a lasurface de l’eau pendant la premiere periode de leur existence, apreslaquelle ils se fixent au rocher ä leur tour et travaillent pour leurcompte.
La ponte terminee, le developpement du polype est tres rapide.Autour de la bouche, dont l’ouverture s’accentue, paraissentde petitessaillies qui se transformeront bientot en tentacules figurant les petalesd’une fleur, tandis que 1’animal s’enveloppe, en commencant par labase, de la matiere calcaire empruntee a l’eau de mer et qui deviendracorail avec le temps. De veritables bourgeons naissent alors sur diverspoints du corps en formation; des bouches s’ouvrent au sommet de ces-bourgeons, et autour de chacune de ces bouches croissent des tentaculessemblables a ceux qui couronnent la bouche-mere ; l’estomac se forme,la bouche rejette des oeufs, s’entoure de nouveaux bourgeons, s’enve-loppe de corail, et ainsi de suite. — Telle est la genese du coraih