ORIGINES ET PROGRES DU MONNAYAGE.
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avec cette derniere et decisive amelioration, ainsi que dans bien d’au-tres en Grande-Bretagne et ailleurs.
Yoyons, cependant, quel fut chez nous le sort du balanciermonetaire, rappele enfin, par une nouvelle ordonnance royale,en 1645.
L’ordonnance du 8 mars 1645 agit, d’ailleurs, avec beaucoup decirconspection, en n’autorisant l’emploi du balancier que pour lafrappe des monnaies d’or; mais comme on lui avait laisse prendre unpied ä la Monnaie, la machine proscrite eut bientot fait d’en prendrequatre et ne tarda pas a traiter l’argent et le billon sans plus de me-nagement que l’or meme. Les ouvriers monnayeurs, entraines parl’exemple/paraissent s’etre faits eux-memes les complices de cette revo-lution tardive, mais radicale. En effet, le balancier revenu, par la gracede Louis XIY, ne remplaga pas le marteau primitif et modeste; maisbien le mouton; et il faut avouer que le mouton n’est deja pas si eloignedu balancier : c’etait une transition toute naturelle qui s’offrait la,aussi la Substitution se fit-elle, cette fois, sans difficulte.
On sait qu’en France cette machine a ete remplacee par unepresse dont nous parlerons tout a l’heure, mais seulement pour lemonnayage. On a conserve le balancier pour la frappe des medaillesde tout module, medailles commemoratives ou honorifiques, petitesmedailles de saintete, et des jetons. II y en a un, parmi de plusmodestes, a la Monnaie de Paris, qui tient a lui seul toute unesalle et exige le concours de quatorze hommes pour le mettre en mou-vement!
Une courte description de cette machine nous parait ici neces-saire.
LE BALANCIER MONETAIRE. — Le balancier, non tel qu’il existaitau debut, mais tel que l’ont fait des perfectionnements repetes, sur-tout ceux de Gingembre, inspeeteur general des Monnaies, en 1803,et ceux qui y ont ete apportes depuis par divers mecaniciens, consisteessentiellement en un massif bati en fonte ou en bronze (1), ayant äson sommet une ouverture circulaire taraudee, d’une lourde colonnecylindrique de meme metal ou de fer, terminee a son extremite supe-rieure par une vis d’une certaine longueur s’engageant dans l’ecroudont nous venons de parier et d’un levier horizontal fixe par soncentre ä la tete de cette vis et dont les deux bras se terminent par
(1) Napoleon I ” en avait fait construire un certain nombre avec le bronze des canons pri?sur l’cnnemi ät Austerlitz.