DORURE, ARGENTURE
ET PROCEDES DE METALLISATION
I
DORURE ET ARGENTURE DES METAUX PAR LESANCIENS PROCEDES
ORIGINES DE LA DORURE, ETC. — Dorer ou argenter un objet c’estcouvrir la surfaee de cet objet d’une couche mince d’or ou d’argentpour lui donner plus d’eclat et plus de prix, mais aussi pour la pre-server de l’oxydation; on obtient ce resultat par des procedes soitmecaniques, soit chimiques.
Si l’on s’en tient a cette definition generale, la dorure et meinel’argenture etaient pratiquees des la plus haute antiquite. On dorait,surtout, la pierre et le bois aussi bien que les metaux; des citationsdejä faites, et sur lesquelles il nous parait inutile de revenir, le prou-vent assez. On argentait moins, parce que l’idee de preservation avaitmoins d’influence que l’idee de luxe. Dans les deux cas, quoi qu’il ensoit, il nous parait que la premiere forme de la dorure et de l’argen-ture se rapprochait beaucoup des procedes qui nous donnent le doubled’or et le plaque d’argent: on lamait d’or ou d’argent les statues, lesornements de pierre ou de marbre, les boiseries, les metaux inferieurs,avant de profiter de la malleabilite de ces metaux precieux pour lesreduire en feuilles extremement minces. Alors on substitua cesfeuillesbattues aux lames beaucoup plus epaisses, et on les appliqua sur lessurfaces ä dorer par la pression du brunissoir, ä chaud; ou bien onles y fixa par/un encollage. Ensuite, de ces feuilles on fit sans diffl-