DORURE ET \RGENTURE DES METAUX.
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On choisit de l’or d’une purete ä peu pres parfaite, l’alliageayant une influence fächeuse sur la dorure, qui devient rouge avecun exces de cuivre et verte si c’est Fargent qui y est en trop grandequantite; cet or ayant ete lamine, pour faciliter la combinaison, on lefait fondre dans un creuset, et lorsque celui-ci a pris la couleur rougesombre, on y verse le mercure (8 parties de mercure pour 1 d’or) eton remue avec une tige de fer. 11 se forme un amalgame de consis-tance päteuse, que l’on verse dans une terrine contenant de l’eau; onle lave en le comprimant avec les doigts contre les parois du vase,puis on l’introduit dans un sac de peau de chamois oü Fon continuede le comprimer avec les deux mains. Apres ce traitement, l’amal-game ne contient plus ä peu pres que 32 pour 100 de mercure; lereste est demeure au fond de la terrine ou a filtre au travers de lapeau de chamois, non sans y entrainer un peu d’or; mais comme ildoit servir ä la prochaine occasion, il n’y aura rien de perdu.
Le mercure n’attaque pas seulement For, mais aussi l’argent, lecuivre et d’autres metaux qui ne nous interessent pas dans les cir-constances presentes. G’est pourcela qu’on le fait intervenir dans ladorure des objets en argent, en cuivre, en laiton et en bronze.L’amalgame, prepare comme nous venons de le dire, ayant ete versesur les objets ä derer, on en expulse le mercure, qui est volatil, parFaction du feu et For demeure seul ä la surface de ces objets. Yoici,du reste, les details de Foperation.
Marche de Fop&ration. — Les objets ä dorer (il s'agit ici depetits objets tels que des bijoux), prealablement decapes avec le plusgrand soin, ayant ete disposes dans une terrine de gres, on commencepar les arroser d’une solution faible d’azotate de protoxyde de mer-cure, en les agitant vivement dans la terrine pour qu’ils soient bienmouilles, sur tous les points, de cette solution qui leur donne unebelle couleur argentee. L’amalgame est alors ajoute, et la terrine estde nouveau vivement secouee avec son contenu. Apres ce traitement,les objets sont nnces ä l’eau, puis recueillis dans une passoire decuivre et portes ainsi sur un feu tres clair de charbon de bois, oü onles fait chauffer en les remuant sans cesse. Le mercure se volatilisesous Faction du feu et For reste fixe a la surface des pieces, que Fonplonge, des que Foperation est achevee, dans de l’eau legerementacidulee d’aeide sulfurique.
En sortant de ce bain, les objets dores ont une apparence terneet sale, comme s’ils etaient enveloppes d’une crasse terreuse. Cettecrasse, il faut necessairement la faire disparaitre, et voici commentLlV. 111 . A. Bitard. — Arts et Met. — Ed. J. Rouff et C l8 . LlV. 111 .