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voit que Pioldmde , etant ä la poursuitede Ilessns, fi! dans quatre jourset qualrenuilsdix camnemens. Ajoutons que losmarches d’A'exandre avaient de exac-tement mesurees sur los lieux, par lesarpentcurs de ee prince, et qu’elles setrouvaienl deoritcs dans un ouvrage par-ticulier doni les historiens ont fail unusage frequent.
Le choc de la batadle d’Arbelles avaitete si terrible, qu’Alexandre eprouvapeu d’obstacles ä s’emparer de toute laPerse. Lcs Scythes rrieme furent vain-cus. Ce conquerant resolut alors desubjuguer finde, que l’on regardaitdejä dans ce temps comme le pays leplus riebe du monde connu. Il passa lefleuve Indus, re?ut la soumission deplusieurs petits prinees , dont l’un ,nomme Taxile, lui envoya sept centschevaux , trente elephans, et le joignitlui-meme dans la suite avec cinq millefantassins. Mais etant informe que Po-rus , prince courageux , faisait ses dis-positions pour lui disputer le passagede f Hydaspe, et Je repousser par lesarmes, Alexandre resolut de campersur les bords du fleuve.
II avait amene avec lui des equipagesde bateaux, dont il s’elait servi pourpasser l’Indus, et que l’on demontaiten plusieurs pieces, afm de les porterplus commodement. A son arrivee presdes bords de f Hydaspe, il vit Porusposte sur l’autre rive avec toutes sesl'orces, et reconnut que ce roi avait misdes gardes dans les endroits gueables.Alexandre repandit de meine des sol-dats le long du fleuve, rappela pres delui des troupes nombreuses, qui etaientrestees dans les provinces en de§ä del’IIydaspe , et publia qu’il voulait de-meurer dans son camp, jusqu’ä ce quela crue des eaux , occasionnee par lafonte des neiges, fut ecoulee.
Tel n’elait pourtant pas son dessein.
Mais voyant qu’il devenait impossiblede forcor ce [lassage comme celui duCranique, ä cause de la largeur dufleuve, et du nombre des combaltansqui defendaient la rive, il resolut dele derober. D’abord il fit tenter pen-dant la nuit divers endroits par sa ea-valerie; Porus y accourait aussitöt avecses elephans, et Alexandre retirail sestroupes. Ce prince repeta ce manege sisouvenl, que Porus pensa que c’etaitune feinte pour le fatiguer, en tenantconstammentses troupes sous les armes;il ne s’en inquieta plus, se contenta dedoubler ses postes, et d’y placcr deseclaireurs.
Alexandre, qui avait reconnu lessinuosites du fleuve , savait qu’ä cinqlieues au-dessus de son camp , il exis-tait un rochcraulour duquel l’Hydaspese recourbail, et toul aupres de ce ro-cher, une ile deserle entierement boi-see; ainsi que le pays situe du cöte durivage qu’il occupait. Ce fut ce pointqu’il choisit pour executer son enlre-prise.
Par ses ordres, on prepara osten-siblement lous les materiaux qui pou-vaient faire supposer qu’on allait fran-chir le fleuve vis-ä-vis du camp, tandisque l’on s’occupait, en secret, ä con-struire des radeaux, ä coudre des peauxremplies de paille, ä rassembier enfmles pieces des bateaux et des galtuesporles vers le milieu du passage oü laforet couvrait les travailleurs.
Quant toul fut prel, Alexandre par-tit a la töte de l’Agema (les Argyras-pides); des chevaux d’Hephaestion, dePerdiccas et de Demetrius; des JBac-triens, des Saydiens, de la cavaleriescythe, des archers dahes ä cheval;des Ilypaspistes, de deux sections de laphalange; des archers et des Agriens.Tous ces detachemens ne conqiosaientque six mille hommes d’inlimterie et