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terent bien des fautes; entre autres l’ex-peditionde Sicile, qui fut une faule depolitique, moins relalivement aux for-ces de ceux qu’on allait attaquer, quesous un aulre poinl de vue : ceux eneflet qui la determinerenl, occupes, nonde ce qui etait utile pour les soldats en-voyes, mais de Icurs inimities person-nelles et de leurs pvojets de domination,refroidirenl l’ardeur des combattans.
Cependant, quoique les Athenienseussent echoue dans leur entreprise con-tre la Sicile; quoique leur armee et laplus grande partie de leur flotte eussentete delruites, que la discorde et lesse-ditions agitassent leur republique, ils nelaisserent pas de resister pendant troisans ä leurs premiers ennemis et aux Si-ciliens qui vinrent les renforcer, au plusgrand nombre de leurs allies qui sesouleverent, äCyrus enfin, fils du grandroi, qui se joignit ä la cause de Lac6-demone, et qui fournit de l’argent auxPeloponnösiens pour l’entretien de leurflotte. Ils ne succomberent qu’aux dis-sensions intestines, et sous les coupsqu’eux-memes se porterent mutuelle-ment: tant s’elaitmontresuperieurdansses calculs le genie de Pericles, quiavait prevu que dans cette guerre duPeloponnese la republique se soutien-drait meme sans effort.
Ciiai*. 66. LesLacedemoniens et leursallies se porterent le meme ete, avecCent vaisseaux, contre Zacynthe, ile si-tuee en face(et ä I’ouest)de l’ßlide. Ellea pour habitans des Acheens, colonie duPeloponnese et allies d’Athenes. Millehoplites lacedemoniens s’embarquerentsurla flotte, donl Cnemus, Spartiate,avait le commandement. Ilsfirent unedcscente et ravagerent la plus grandepartie de l’ile; mais, comme eile ne serendait pas, ils se retirerent.
Chai>. 67. A la fin du meme ete,Arist£e de Corinthe, les ambassadeurs
uv. II.
de Lacedemone, Aneriste, Nicolaüs etStraiodeme, Timagoras de Tegee, etl’Argien Pollis, qui n’avait point decaractere public, partirent pour l’Asievers le grand roi: ilsdevaient l’engagerä fournir de l’argent et des troupes auxi-liaires. Ils allerent d’abord en Thrace,chez Sitalces, fils de Teres. Ils voulaientlui persuader, s’il etait possible, dere-noncer ä l’alliance d’Athenes, et demarcher sur Potidee, que les Athenienssiegeaient. Ils voulaient en m6metemps l’amenev ä ne plus secouritceux-ci, traverser ses etats, ce qui fai-sait partie de leurs projets, et aller, au-delä de l’Hellespont, ä la cour de Phar-nace, fils de Pharnabaze, qui devaitlesfaire accompagner jusquedans les etatsdu grand roi. Mais des ambassadeursatheniens, Learque, fils de Callimaque,et Aminiade, fils de Philemon, setrou-vaient par hasard aupres de Sitalces. Ilsengagerent Sadocus son fils, devenuAthenien, ä leur livrer ces ambassa-deurs, dans la erainte, s’ils parvenaienljusqu’au grand roi, qu’ils ne nuisissenta une villequi etait la sienne en partie.Les ambassadeurs traversaient la Thracepour joindre le bätiment sur lequel ilsdevaient passer l’Hellespont: Sadocus,gagne, donna ordre de les saisir avantqu’ils s’embarquassent. II avait fait par-tir, avec Learque et Aminiade, deshommes charges de les leur livrer. Hsfurent conduits ä Athenes. Les Athe-niens craignaient qu’Aristee, reconmipour l’auteur de tout ce qui s’etait passeä Potidee et en fipithrace, ne leur fitencore plus de mal s’il leur echappait.Ainsi, le meme jour que les ambassa-deurs leur furent amenes, ils les ßrentmourir sans les juger, et meme sansles entendre, quoiqu’ils demandassentä parier, et ils firent jeter leur corpsdans une fosse. Usjugerent cette repre-saille permtse contre les Lacedemoniens,