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Tome premier.
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THUCYDIDE

qui meltaient ä mort et jetaient (Jansdes precipices les marchands d’Atlieneset des allies qu’ils prenaient en merpres des cöles du Peloponnese; car,au commencement de Ia guerre, lesLacedemoniens trailaieni en enneinis ettuaienl tous ceux qu’ils arrelaient surmer,appartenant,soit ä des villes allieesd’Athenes, soit ä des villes neulres.

Chap. 68. Vers le meme temps, ä Jafindelete, les Ampraciotes, avecquan-lite de Barbares qu’ils avaient souleves,firent une expedition contre Argosd’Amphilochie et toute la contree. Voicila source de leur bainc contre les Ar-giens. Amphiloque, lils d’Amphiarec,retournant chez lui apres le siege deTroie, et mecontenl de la Constitutionde l’Argolie, avait fonde, sur le golfed’Ampracie, une ville d’Argos, nomqui rappelait sa patrie. Cette ville, laplus considerable de l’Amphilochie,avait des habitans riches et puissans.Apres plusieurs generations, les Am-philoques d’Argos, affaiblis par desguerres, appelerent a eux et admirentdansleur eile les Ampraciotes, de qui,par suite de cc melange, ils apprirentla langue hellenique; car le reste del’Amphilocliie est barbare.

Avec le tempsdonc, les Ampracioteschasserent les Argiens, et se rendirentmaitres de tout le pays. Les Ampbilo-ques, apres cet evenement, se donne-fentaux Acarnanes, et les deux peuplesreunis invoquerent les secours d’Athe-nes > qui leur envoya trenlc vaisseauxcommandes par Phormion. Ce generalarrive, ils prirent Argos de vive force,asservirent les Ampraciotes, et occu-perent la ville en commun. Ce ful pursuite de cctle revolution que se formala premiere alliance entre l’Allique etlAcarnanie, et que naqujl cette hainedes Ampraciotes contre les Argiens.Les Ampraciotes trouveront dans cette

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guerre du Peloponnese une neca <>se satisfaire et de s’auuer rieiArgiens avec les Cbaones et anires t.mbares voisins. Ils marcherent conireArgos, se rendirent maitres du pay.;mais, ayant atlaque la ville sans pou-voir la forcer, ils se retirerent et se se-parerenl par nalions. Tels furent lesgrands evenemens de cet ete.

Ciiap. 69. Les Atheniens, au com-mencement de l’hiver, envoyerenl surles cöles du Peloponnese vingt vaisseauxcommandes par Phormion, qui, sta-tionne ä Naupncle, empechait qu’on nepüt entrer ä Corintlie et dans le golfe deCrisa, ni en sortir. On expedia en meinetemps six autres vaisseaux vers les cötesde la Carie et de la Lycie, sous le com-maudement de Meiesandre. Sa missionavait pour objet d’y lever des tributs etd’empöcher que les pivates peloponne-siens, venant des cötes de la Carie et dela Lycie, ne nuisissent ä la navigationdes vaisseaux de Charge de Phaselis, dela Plienicie, et de toute cette partie dueontinent. Meiesandre ayant mis pied äterre en Lycie avec les Atheniens quimontaient ses vaisseaux, et des allies dupays, vaincu dans une action, y pöritlui-meme avec une partie de son armee.

Chap. 70. Dans le meme hiver, ceuxde Potidee se virent liors d’etat desou-lenir un siege que les incursions du Pö-loponnesedans l’Attiquen’empechaientpas les Atheniens de continuer. Le painleur manquait: ia faim les avait reduitsaux plus cruelles extremites, meine ase manger les uns les autres. Ils reso-lurent de se rendre, et entrerent enConference avec les generaux ennemis,Xenophon, lils d’Euripide, Hesiodore,fils d’Aristoclide, et Phanomaque, filsde Callimaque. Ceux-ci les reyurent äcomposition, temoins des souffrancesde leur propre armee, dans uneeontreeoü rhiver est rigoureux : d’ailleurs les

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