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Tome premier.
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TUUCYDIDE

la resolulion prise, ou que les The-bains, profitant de i’obligation impo-see aux Plateens de recevoir ega lerne nt.ceux des deux partis, ne lentassent des’empareruneseconde foisde leur ville.«He bien, leur dil Archidamus pourles rassurer, remettez entre nos mainsvolre ville et vos maisons; montrez-nous les bornes de votre (erritoire; don-nez-nous en compte vos arbres et tousvos autres effets susceptibles de denom-brement. Retirez-vous oü vous voudreztant que dureva la guerre •, lorsqu’elleserafinie, nous vous les rendrons. Jus-que-lä nous garderons le lout en de-pöt; nous cultiverons vos terres, etnous vous fournivons une somme süf-fisante pour vivre. »

Chap. 75. Rentres dans la ville, lesdeputes en refererent ä l’assemblee, quirepondit: « Nous voulons d’abord cora-muniquer aux Atheniens ces nouvellespropositions : s’ils les approuvent, nousnous y soumettrons; mais jusque )ä,qu’on nous accorde une tveve, et qu’onne ravage pas nos campagnes.» Arcni-damus y consentit, en fixant la dureede cetle treve au nombre de jours ne-cessaires pour le voyage, et il ne fitaucun degät. Les deputes, arrives äAthenes, se consulterent avec les Athe-niens, qui les renvoyerent avec cettereponse : « Plateens, depuis que vouseles entres dans notre alliance nous n’a-vons jamais souffert qu’on vous fit lamoindre insulte ; nous ne le souffrironspasdavantage aujourd’hui. Complez surlesecours de toutes nos forces, et, sansden innover, restez fideles ä l’alliancejuree par vos peres. »

Chap, 74. En cons6quence, les Pla-teens se determinerent a ne point se de-lacher des Atheniens, mais, s’il le fal-lait, ä laisser ravager leurs terres souskurs yeux, et ä souffrir les dernieres«tremites. 11s rdsolurent meme de ne

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plus envoyer de deputes, mais de re-pondre, du haut des remparts, qu’il leuretait impossible d’aceepter les proposi-lions des Lacedemoniens. « le vousprends a temoin, dit aussitöt Archida-mus, dieux prolecteurs de Platee, etvous heros dont eile fut la patrie, queles hahitans de ce pays ont les premiersenfreint lessermens; que nous ne som-mes point venus corame agresseurs surcette terre, oü, apres vous avoir invo-ques, nos peres ont vaincu les Medes, surune terre que vous leur accordätesuna-nimement pour champ de victoire; quedesormais nous ne serons pas coupa-bles des maux que nous allons faireNos justes propositions ont toutes eterejetees. Daignez tous, d’un communaccord, faire retomber le chätiment del’injustice sur ses auteurs , et accorderle succes de la vengeance ä ceux quila poursuivent legitimement. »

Cu ap. 75. Apres cette invocationsolenneile , Archidamus disposa sonarmee aux hostilites. Et d’abord, pouröler toute issue aux assieges, il enlourala ville d’arbres qu’il avait fait couperet planier droits en terre. Les Pelopon-nesiens ensuite resolurent d’elever uneterrasse qui se dirigerait vers la place,esperant qu’ils s’en rendraient hientötmaitres, secondes par un si grand nom-bre de travailleurs. Ayant donc coupedes bois et les ayant transporles du Ci-[ theron, on commenga par etablir desj deux cötes des bätis de charpente enla-ces et servant d’appui, afindecontenirles terres de la chaussee. L’encaisse-ment forme, on porla dans l’inlerieurdes broussailles, des pierres, et tousautres materiaux propres ä accclerer etä compleler le travail. Soixante-dixjours et autant de nuits continus furentemployes a la construction de cettechaussee. On se partageait en relais, ensorte que les uns apportaient des matö-