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Tome premier.
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frais de ce siege avaienl dejä coüte deuxmille (alens ä la republique. La capi-tulation porlait que les habitans, leursenfans, leurs femflkes et leurs allies,sortiraient de la ville, les hommes avecun seul manteau et les femmes avecdeux, et chacun n’emportant qu’unesomme fixee pour le voyage. Ces mal-heureux se retirerent dans la Chalci-dique, et partout oü chacun put espererde trouver asile. Les Atheniens firentun crime ä leurs generaux d’avoir traitesans leur aveu, car ils croyaient serendre maitres de la ville ädiscretion.Ils y envoyerent une colonie liree deleur sein, et la repeuplerenl. Ainsi finitla seconde annee de la guerre que Thu-cydide a ecrite.

Cii ap. 71. Au commencement del’6le, les Peloponnesiens et leurs allies,au lieu de faire irruption dans l’Atti-que, lournerent leurs armes contrePlatte. Archidamus, fils de Zeuxis, roide Lacedemone, leur general, asseyaitson camp pres de la ville, et se prepa-rait ä ravager les campagnes. Les ha-bitans se häterent de lui envoyer desdeputds qui parlerent ainsi : « Archi-damus , et vous, Lacedemoniens, vouscommettez une injustice, une actionindigne de vous et de vos aneetres, enfaisant une invasion sur nos terres.Pausanias, fils de Cleombrote, apresavoir chasse les Medes de concert avecles Helienes qui voulurent partager lesperils du combat livre dans nos cam-pagnes, offri t des sacri fices ä Ju pi ler Sau-veur, dans la place publique de Platee;et lä , en presence des allies solennel-lement assembles, rendit aux Plaleensleur ville, leur territoire, et leur inde-pendance. II prononga que jamais onne s’armerait contre eux; que, dansaucun cas, ils ne seraient reduits enservitude : autrement, que tous les al-lies presens les secourraient de toules

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leurs forces. Voilä ce que nous ont ac-corde vos peres en recompense de notrecourage et du zele que nous monträmesau milieu de ces nobles perils. Vousnous traitez bien differemment, vousqui, avec nos plus morleis ennemis,les Thebains, venez pour nous asservir.Au nom des dieux qui regurent nossermens mutuels et que nous prenonsä temoin; au nom des dieux de voirepays et du nötre, nous vous sommonsde ne point ravager le territoire dePlatee, de ne pas violer des engagemenssacres, et, conformement au decretdePausanias, de nous laisser vivre paisi-blement sous nos propres lois. »

Chap. 72. «Ce que vous dites, re-pliqua Archidamus, serait juste si vosactions repondaient ä vos discours.Pausanias vous a accorde l’indepen-dance, jouissez-en; mais, avec nous,respectez la libertö des autres allies quipartagerent alors vos dangers, qui fu-rent compris dans le möme traite, elqui gemissent aujourd’hui sous le jougd’Alhenes. C’est pour les rendre libres,eux et d’autres peuples encore, qu’avecdes preparatifs immenses nous avonsenlrepris cette guerre. C’est vous sur-tout qui en recueillerez les fruits. Soyezdonc aussi fideles aux sermens, ou dumoins, comme dejä nous vous y avonsinviles, restez neutres, en cultivantenpaix vos campagnes; recevez chez vousles deux partis comme amis, mais sansembrasser la querelle ni des uns ni desautres. Voilä ce qui nous plait.»

Les deputes rapporterent cette deci*sion, et apres en avoir confere avecleurs conciloyens, ils repr6senterentauroi que les Plateens ne pouvaient ac--“epter ses offres que de l’aveu des Alhe-mens , chez qui se trouvaient leursfemmes et leurs enfans; qu’apressondepart, ils avaient ä craindre ou queles Albaniens ne vinssent s’opposer s

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