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Alexandre, pfere de Perdiccas, et ses |ancfttres, les descendans de Temenus,originaires d’Argos, conquirenl les pre- #micrs Ia conlree maritime qu’on ap-pelle aujourd’hui laMacedoine. Ils com-mencerent par vaincre dans un combatet par chasser de la Pierie les Pieres,qui dans la suite occupörent Phagres etd’autres pays au-dessous du mont Pan-gee, au-delä du Strymon. A presentencore, on appelle golfe Pieriquela cötemaritime qui est au pied du Pangee.Ces princes repousserent aussi de cequ’on nomme la Botliee, les Botlieens,qui confment maintenant ä la Chalci-dique. Ils conquirent la portion etroilede la Peoniequ’arrosc le fleuve Axius,et qui va de l’interieur des lerresjusqu’äPella et ä la mer. Ils ont aussi sousleur puissance, au-delä de l’Axius, jus-qu’au Strymon, ce qu’on appelle laMy gdonie, d’oü ils ont chasse les fido-niens. Ils ont repousse du pays nommeEordie les fiordiens, dont le plus grandnombre a ete delruit et dont les faiblesrestes se sont elablis ä Pliysca. Ils ontaussi chasse de l’Almopie les Almopes.Enfm, ces Macedoniens etablirent leurpuissance sur d’autres nalions qui leursont encore soumiscs, sur l’Anlhe-monte, la Crestonie, la Bisaltie, et unegrande partie du terrain qui composela baute Macedoine elle-möme. Tousces differens pays sont compris sous ladenomination commune de Macedoine;et quand Sitalcös y porta la guerre,Perdiccas, fds d’Alexandre, y regnait.
Chap. 100. Los Macedoniens, horsd’etat de resister ä l’armee formidablequi s’avangait contre eux, se retirerentdans les licux que l’avt ou la naiure elle-meme avait fortifies: ces lieux de refugeetaient peu nombrcux. C’est Archelaüs,fds de Perdiccas, qui, parvenu ä larovaute, clcva dans la suite les fortifi-Cfttions qu’on voit dans ce pays. 11 ali-
, LIV. II.
sna les chemins, etablil l’ordre dansdifferentes parlies du gouvernement,regia ce qui concernait la guerre, montalacavalerie, arma rinfanterie, et fitplus lui seid , pour rendre son royaumeflorissant, quen’avaientfait les huitsou-verains ensemble qui l’avaient precede.
Quant ä l’armee desTliraces-Odryses,partie de Dobere, eile fondit d’abord surles pays qui avaient compose la domi-nation de Philippe, prit de force Ido-mene, et par accord, Gortynie, Ata-lante, et quelques autres places. Ellesse rendirent par suite de leur inclinationpour Amyntas, fds de Philippe, qui setrouvait dans cette armec. Les Thracesassiegerent sans succes Europus. Ilss’avancerent ensuite dans la partie de laMacedoine qui est ä la gauche de Pellaet de Cyrrhus, et ne penetrerent pas plusavant sur le terriloire de la Botliee et dela Pierie; mais ils ravagerent la Mygdo-nie, la Crestonie et rAnthemonte. LesMacedoniens ne songerent pas meine äleur opposer de l’infanterie; mais, avecun corps de cavalerie que fournirentleurs allies de l’interieur, rnalgre l’infe-riorite du nombre, ils attaquaientl’ar-inee thrace quand l’occasion semblaitfavorable. Vaillantc et bien cuirassee,partout oü fondait cette cavalerie, nuin’en soutenait le choc. Mais, de toutesparts enveloppee par de nombreux en-nemis, le peril auquel eile s’exposaitdevintsi manifeste, qu’elle cessad’ognenfin, se croyant incapable de resisterä des forces tellement superieures.
Chap. 101. Cependant Sitalces en-voya declarer ä Perdiccas les motifs deson expedition. La flotte des Allieniensn’arrivail pas; ils avaient douldqu’il*miten marclie, et ne lui avaient fai*passer qu’une deputationel des presens.II ne mit donc en mouvement qu unei partie de son armöe contre les CbaL' 1-diens et les Bottieens , les poussa