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THTJGYDIDE, I,1V. II.
Icurs forls, et ravagea leur pays. Pen- { d’hoplites de Messene. Avec ces forces,
ils chasserent de Stratos, de Coronte etautres cndroits, les hommes dont ils
dant qn’il J campait, les Thessaliensmeridionaux, les Magnetes, les autressujets de la Thessalie, et meine les Hel-lenes, jusqu’aux Thermopyles, crai-gnirent que cette arrnee ne vini les at-taquer et se tinrent sur leursgardes. Lesmeines craintes etaient pariagees par lesThraces septentrionaux , habitans desplaines situees au-delä du Strymon; parles Paneens, les Odomantes, les Droenset les Derseens, peuples autonomes. Si-talces donna licu au bruit qui courutparmi les Hel lenes ennetnis d’Athenes,queceux qui avaient ete attires par cetterepnblique elle-meme a titre d’allies ,pourraient bienfinir parmarchercontreeux: il occupait et ravagcait ä la fois laChalcidique, la Iiollique et la Maee-doine. Cependant il ne remplit aucutiede ses vues. Son avmee manquait devivres et soulTrail beaucoup des rigueursde 1’hiver. Il se laissa pcrsuader parSeuthes, son neveu, (ils dcSparadocus,qui jouissait pres de lui du plus grandpouvoir, de ne pas differer sa retraite.Perdiccas s’elait aitache secretementSeuthes par la promesse de lui donncrsa soeur en mariage avec de grandes ri-cliesses. Sitalces, persuade par son ne-veu, regagna done precipi lammen l seselats, apres avoir tenu la CampagneIronie jours cnliers, dont ilavail passedixdansla Chalcidique. Perdiccas rem-plit sa proinessc, et donna dans la suitesa soeur Stratonice ä Seuthes. Telle futl’expedition de Sitalces.
Chap. 102. Durant le möme hiver,la flotte du Peloponnese retiree, lesAllteniens qui etaient ä Naupacte, sousle commandement de Phormion, se di-rigerenl, en longeant les cöles, vers As-tacus, Ils firent une descente et pene-trerent dans 1’intdrieur de l’Acarnanie.Hs avaient quatre Cents hoplites utlie-niens, venus sur la flotte, et autant
soupqonnaient la fidelite; ils relablirentä Coronte Cynes, fils de Theolytus; puisils remonlerent sur leurs vaisseaux: carils ne croyaient pas pouvoir attaquer,en hiver, les Eniades, qui furent delout temps les seuls Acarnanes ennemisd’Athenes. En effet, 1c fleuve Aeheloüs,qui couledu Pinde a travers le p>ays desDolopes, des Agraens, des Amphilo-ques, et la plaine de l’Acarnanie, ar-rose les murs de Stratos, ct, de i’inle-ricur des terres, se jette dans la mer, enlongeant les Eniades, dont il inondeleterritoire, qui, couvert de marecages,devient en hiver impraticable aux en-nemis. La pluparl des iles Echinadesgisent en face des Eniades, et sont presde Pembouchure de l’Acheloüs. Cefleuve considerable forme saus cesse denouvclles alluvions, et plusicurs de cesiles out 6le reunies au continent. Oncroitqu’il ne faudra pas un longespaeede temps pour qu’il en soit de meinede toutes; carle cours du fleuve, abon-dantet rapide, entraine avec lui beau-coup de limon, et les iles, tres-rappro-chees, se servent l’une ä l’autre commede liens pour arreter les alluvions. Se-mees ca et lä sans regul arite, etse croi-sant, eiles ne laissent aux eaux aucunpassage direct vers la mer : d’ailleursdies sont petites et desertes. On ditqu’Apollon, par un Oracle, marqua lesEchinades pour retraite ä Alcmeon.filsd’Amphiaraüs, lorsque ce prince me-nait une vie errante apres le meurtrede sa mere. Le dieu lui avait donne äentendre qu’il ne serait delivre de ses(orreurs qu’apres avoir trouve pour lia-bitaiion un lieu que n’eüt pas encorevu le solei 1 et qui ne füt pas encore terrequand il avait tue sa mere, parce queson crime avait. souille toute la terre.
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