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Tome premier.
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payemens determinbs. Pithias, qui setrouvait membre du scnat, obtint qu’onagirait contre eux suivant la rigueur dela loi. Ces hommes, se trouvant sousle poids d’une condamnation, et appre-nant que Pithias voulait profiter dutemps oü il etait encore senateur pourengager le peuple dans une allianceoffensive et defensive avec Athenes,quitterent leur asile, et, s’armant depoignards, ils se jeterent impetueuse-ment au milieu du senat, et tuerentPithias et d’autres senateurs ou particu-liers, au nombre de soixante. Quelquespartisans de Pithias, mais en petit nom-bre, se refugierent sur la trireme athe-nienne, qui n’etait pas encore partie.

Chap. 74. Apres cette execulion, ceuxqui l’avaient dirigee convoquerent lesCorcyröens, et se vanterent d’avoir prisle seul parti qui püt les garantir dujoug d’Athenes, ajoutant que ce quireslait ä faire, c’etait de nerecevoir, nid’Athenes, ni de Corinthe, plus d’unvaisseau ä la fois; et s’il s’en presentaitdavantage, de les trailer en ennemis.Ce qu’ils dirent, ils forcerent le peupleä leratifier, et envoyerent mernc aussi-töt ä Athenes des deputes pour y expo-ser ce qu’ils venaient de faire, et lescauses qui, selon eux, avaient renducette mesure indispensable, et en mCmetemps pour engager ceux de leurs conci-toyens qui s’etaient refugies dans cetteville, ä ne rien faire imprudemment,dans la crainte de quelque malheur.

Chap. 72. Arrives ä Athenes, les de-putes furenl traites en factieux, et tousceux qu’ils avaient gagnes se vircnt re-legues ä Cgi ne. Cependant, une triremede Corinthe etant abordee de Corcyreavec des deputes de Lacedemone, ceuxqui se trouvaient ä la tete des affairesattaquerent la faction democratique, etlivrerent un combat d’oü ils sortirentvainqueursj mais, la nuit survenue,

, uv. III.

ceux du parti populaire se rbfugientdans l’acropole et sur les hauleurs dela ville, s’y forment en corps d’armbeet se fortifient. Ils se rendirent aussimaitres du port Hyllaique. Ceux dela faction opposee s’emparerent et deYagora, oü la plupart avaient leursmaisons, et d’un port voisin de cetteagora et qui regarde le continent.

Chap. 73. Le lendemain, il y eut delegeres escarmouches. Les deux factionsenvoyerent dans la Campagne appeler äelles les esclaves, sous promesse de laliberte. La plupart se joignirent au partidemocratique. L’autre parti regut ducontinent huit Cents auxiliaires.

Ciiap. 74. Apresunjourd’intervalle,un second combat fut livre. Le partipopulaire, qui avait l’avantage de laPosition et du nombre, remporta lavictoire. Les femmes leseconderent vail«lamment, lancant des tuiles du hautdes maisons, et soutenant le fracas desarmes avec un courage au-dessus dbleur sexe. Sur le soir, ceux du parti lbmoins nombreux ayant ete repousses,et craignant que la multitude ne se je-tät lumulluairement sur le neorium[havre], qu’elle ne s’en rendit mai-tresse, et qu’eux-memes ne fussent mas-sacres, mit le feu aux bätimens qniformaienl l’enceinte de Yagora et auxmaisons eontigües, sans epargner, plusque les autres, celles qui leur apparte-tenaient. Leur dessein etait de fermerlout acces ä la multitude. Des richessesconsiderables appartenant au commercefurent brülees; et s’il se füt eleve unvent qui eilt pousse la flamme du cötede la ville, eile risquait d’elre detruitetout entiere. Bientot le combat finit; lesdeux factions passerenl la nuit sur leursgardes, mais tranquilles.Commec’etaitle parti democratique qui venai t de l’em-porter, le vaisseau de Corinthe partitsecretement, et la plupart des troupes