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avait precede ses collegues. On recom-manda ä ceux-ci de profiter de leurpassage le long des cötes pour veilleraux interels de ceux des Corcyreens qui ,*restesdans la ville, etaient pilles par lesexiles postes sur la montagne. Soixantevaisseaux des Peloponnesiens suivirentegalement la cöte pour se rendre ä Cor-cyre et p integer ceux de la montagne.Comme la ville etait pressee par la fa-mine, ces Peloponndsiens esperaient semeltre sans peine ä la tete des affaires.Demosthene, qui, depuis son retour del’Acarnanie, n’etait plus que simpleparticulier, avait obtenu des Atheniensle commandement des meines vais-seaux : on l’avait autorise ä tenter, s’illevoulait, quelque entreprise conire lePeloponnese.
Ciiap. 3. Eurymedon et Sophocle na-viguaient ä la hauleur de la Laconielorsqu’ils apprirent l’arriveedela flottepeloponnesienne ä Corcyre. lls redou-blerent aussitöt de vitesse. Mais Demos-thene voulait qu’ils risquassent d’abordunedescente ä Pylos, et qu’ils ne pour-suivissent leur route qu’apres avoiracheve sur ce point les operations ne-cessaires. Oncontrariait son projet: unelempele survenue fort ä propos portales vaisseaux ä Pylos. Demosthene aus-sitöt propose de fortifier la place, et re-presente ä ses collegues que tel avait ete1 unique but de son deparl avec- eux;que le lieu abondait en bois et en pier-res; qu’il etait dejä fortifie par la na-ture, et entierement abandonnö, ainsiqu une grande etendue des tcrres cir-convoisines. Pylos, en effet, eloigneede Sparte d’environ quatre Cents stades,est situee dans le canton qu’on appelailautrefois Messenie; et les Lacedemo-tiiens appellenl ce lieu Coryphasium. Lesdeux geueraux repondirent que la cötedu Peloponnese lui presenlerait biend autres proraontoires deserts, s’il vou'
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Iaitepuiserle trösor de l’etatäles occu-per. Demosthene repliquait que celui-lalui paraissait d’une tout autre impor-tance que les autres, a cause du portattenant; que de tout lemps les Messe-niens avaient ete devoues ä sa personne;que, parlant la langue des Lacedemo-niens, ils pourraient, partant de Pylos,les incommoder par des courses conti-nuelles, et fourniraient en meme tempsune garnison süre pour la garde de ceposte important.
Chap. 4. Ne pouvant persuader ni lesgeneraux,ni lessoldats, ni les taxiar-ques, auxquels aussi il avait communi-que son projet, il se lint dans un reposforce. La mer continuant cependant än’etrepas navigable, l’inaction faisaitfermenter les esprits : tout ä coup la fu-reur de fortifier la place s’empare deTarmde ; eile se met ä l’ouvrage. Onmanquail d’outils pour tailler lespier-res; le soldat apporte, emploie cellesqui lui paraissent s’adapter le mieuxensemble. Le mortier necessaire, fauted’auges, il le Charge sur son dos, en secourbant de maniere que rien ne s’e-coule; et, pour le conlenirencore mieux,il l’embrasse avec ses mainsjointes parderriere. En un mot, avant que lesLa-cedemoniens arrivenlau secours, cha-cun, de son cöte, s’empresse de termi-ner les fortifications des endroits lesplus faibles; car la plus grande parlie,fortifiee par la nature, n’avait pas be-soin de murailles.
Cuap. 5. On celebrait une feie äSparte, lorsque arriva cette nouvelle;eile fit peu de Sensation. Les Lacedemo-niens se flaltent qu’il leur suffira de semettre en marche; que l’ennemi n’at-tendra pas, ou sera aisement force. Leurarmee d’ailleurs, qui etait encore dansl’Attique, fut encore une cause de re-tard . Cependant les Atheniens ont acheveen six joujs les fortifications, et du cöte
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