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qui regarde le continent, et sur tous lespoints qui en avaient besoin: ils laissenlDemoslhene avec cinq vaisseaux pourgarder la place, et, avec le reste plusnombreux de leur flotte, ils se hätentde cingler vers Corcyre, pour se rendreensuite en Sicile.
Chap. 6. Les Peloponnesiens quietaient dans l’Attique, ä la premierenouveile de la prise dePylos, regagnentprecipitamment leur pays. LesLacede-moniens, et Agis, leur roi, conside-raient l’affaire de Pylos commc lern-et anlpersonnelle. D’ailleurs, l’iiruplionayant eie prematureo et le ble elant en-core verl,ils manquaient de vivres pourla plupart; et le froid, survenu avecplus de force que ne le comportait lasaison, tourmentail beaucoup leur ar-mee. Ainsi toutes sortes de raisons lesobligerent de häler leur relraite et d’a-breger la du ree de cette incursion : eneffet, ils ne resterent que quinze joursdans l’Attique.
Chap. 7. \~ers le meme temps, Simo-nides, general alhenien, prit l’Eione del’jßpilhrace, colonie deMende, ennemied’Athenes; eile lui etait livree par tra-bison. II avait, pour ce coup de main,rassemble quelques Atheniens des gar-nisons et beaucoup d’allies du pays.Mais,les ChalcidiensetlesBoltieensetantvenus promplement au secours, il futchasse etperdit une partie deson monde.
Chap. 8. Aussitöt apres leur relourde l’Auique, les Spartiates avec leurspt'rieces se porterent en hüte au secoursdePylos. D’autres Lacödemoniens, re-cemment revenus d’une autre expedi-tion , les rejoignirent plus tard. Maisl’ordre futenvoye dans tout le Pelopon-nese de se rendre le pluspromptementpossible ä Pylos. On fit aussi passer desavis aux soixante vaisseaux qui etaienta Corcyre : ils furent transportt* surdes machines par delä l’isthme des Leu«
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cadiens. ßchappes ä la vigilance de laflotte athenienne qui slationnait devantZacynthe, ils arrivent ä Pylos, oüdejäs’eiait rendue l’armee de terre. Pendantque les Peloponnesiens etaient encoreen mer, Demoslhene depeche en secretdeux de ses bätimens a Eurymedon etaux Atheniens qui etaient avec lui surlaflotte devant Zacynthe, pour les infor-mer du danger que court la place et dela necessite d’un prompt secours. Surcet avis, on s’empresse de mettre ä lavoile. Dejä les Lacedemoniens se dispo-saient ä altaquer les retranchemens etpar mer et par terre, esperant empörterfacilement des constructions balies ä lahüte et defendues par une poignee d’hom-mes. Ils s’atlendaient a voir arriver deZacynthe la flotte athenienne; aussiavaient-ils projete, dans le cas oü ils neseraient pas maitres de la- place avantl’arrivee de ce secours, d’obstruer lescnlreesdu port, pour empecher les Athe-niens d’y penetrer : car l’ile appeleeSpliaclerie, qui borde le port, et se rap-prochebeaucoup du continent, rendeeport sür et en elrecit les deux enlrees,xlonl l’une, du cöte de Pylos et des nou-velles forlifications des Atheniens,laissepassage ä deux bülimens de front, etl’autre, vers la cöte opposee, a huitouneuf; l’ile est entierement deserte,pleine de bois, et sans route tracee;eile a de Circuit environ quinze stades.Les Lacedemoniens se proposaient doncde boucher les avenues du port avecplusieurs rangs de vaisseaux accoles etla proue tournee du cötö de l’entree.Mais, comme ils apprehendaient quel’ennemi ne se fit , pour les incomino-der, une place d’armes de Sphacteriememe, ils y transporlürent des hopHtes,et en elablirent aussi sur le continent.Par l’effet de ces disposilions, vraisem-blablement, sans combat naval, sanspöril, ils reduiraient une place qui man-