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six cenls hommes de cavalerie, et s’enretournerent avec le reste. On ne comp-tait pas dans l’armde moins de six millehoplites. Ceux d’Athenes se tenaientlanges ä Nisee et sur le bord de la mer;les troupes legeres etaient eparses dansla plaine. La cavalerie beotienne, tom-bant sur ces derrieres, leur causa d’au-tant plus de surprise, que jusqu’alors iln’elait venu de nulle part aucun secoursaux Mügariens : eile les poussa jusqu’äla mer. La cavalerie d’Alhenes vint faireface ä celle de Beotie : l’engagement desdeux corps de cavalerie fut long, et cha-cun d’eux s’attribua la vicloire. 11 estbien vrai que les Atheniens pousserent,du cöt6 de Nisee, le commandant de lacavalerie beotienne et un pelit nombrede ses cavaliers, qu’ils luerent et de-pouillerent; que, maitres de leurs corps,ils donnerent aux ennemis laperrnissionde les enlever, et qu’ils dresserent untrophee: mais, äconsiderer l’affairedansson ensemble, on se separa sans avoirremporte, de part ni d’autre, un avan-tage cerlain. Les Beoliens retournerentä leur camp; les Atheniens, ä Nisee.
Chap. 73. Brasidas et son armee serapprocherent ensuite de la mer et de laville de Mega re. Ils se saisirenid’un posteavantageux, et s’y tinrent en ordre debataille, pensant que les Atheniens s’a-vanceraient contre eux. Ils savaient bienque les habilans observaient de quelcöte pencherait la victoire; ils sentirentque, dans cette circonslance, ils au-raient un double avantage : d’abord ilsn’attaqueraient pas les premiers, et neprovoqueraient pas d’eux-memes uncombat et ses dangers; ensuite, commeils avaient raontre leur empressement äsecourir les Megariens, l’honneur de lavictoire (düt-on ne pas combatlre) leurappartenait, ä juste titre, sans coup fe-rir, et leurs projels sur Megäre, par celamfeme , auraient plus de succes j tandis
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que, s’ils ne se fussent pas montrfe,l’evenement n’eüt plus ete douteux;alors, les Megariens lesjugeant vaincus,ils auraient perdu Megäre, au lieu que,dans la position actuelle, il pourraitar-river que les Atheniens nevoulussentpasen venir aux mains, en sorte qu’ils rem-pliraient sans combat 1’objet pour lequelils s’elaient mis en Campagne. Ce qu’ilsavaient prevu arriva. Les Atheniens, eneffct, s’etant presentes en bataille endehors desgrandes murailles, se tinrenten repos, voyant que l’ennemi ne venaitpas les attaquer. Les generaux, refle-chissant sur leurs precedens succes,avaient juge qu’il n’y avait pas pour euxegalite de chances a engager, contre destroupes plus nombreuses, un combatd’oüresulterait, s’ils etaient vainqueurs,la prise de Megäre; s’ils etaient vaincus,la perle de la meilleure partie des hopli-les; tandis que les Lacedemoniens, necompromettant qu’une partie de la forcetotale, et meine qu’une portion destroupes de chaque peupleconfedere, de-vaient naturellement tenter l’aveniure.
Chap .74. D’apres cette consideration,les Atheniens ayant attendu quelquetemps, et les deux parlis n’ayant faitaucun effort Tun contre l’autre, on seretira, les Atheniens les premiers !l Ni-see, ceux de Lacedemone au lieu d’oüils etaient partis. Alors les Megariens(ceux de la ville qui entretenaienl desliaisons avec les exiles) ouvrirent lesportes ä Brasidas et aux commandansdes villes, les recurent comme vain-queurs des Atheniens, qui avaient refusele combat, et entrerent avec eux en Con-ference, laissant la faction d’Athenesfrappee de terreur. Enfin les allies seseparerent par republiques, et Brasidasretourna dans la Corinthie pour y conti-nuer les preparatifs de l’expedition de1’Epithrace, qu’il avait inlerrompus.Apres le ddpart des Atheniens, ceux de