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com me pou r a (taquer Del i u m. Un herau tque les Atheniens envoyaient reclamerles morts, rencontra un heraut beofienqui le fit relourner sur ses pas, l’assurantqu’il n’obtiendrait rien que lui-möinene füt de retour. Celui-ci se presenta auxAlheniens , et leur dit, de la part deceux qui l’envoyaient, qu’ils n’avaientpu, sans crime, enfreindre les lois del’llellade; que c’en elait une, reconnuepar tous les Hellcnes, quand ils atta-quaient le pays les uns des aulres, derespecter les hierons; que les Atheniensavaient entoure de murailles Delium;qu’ils s’y dtaient loges, faisant lout cequ’on peut se permellro dans un lieuprofane, puisant meine, pour les usagesde l’armöe, une eau ä laquelle les Beo-tiens se gardaient de toucher, excepielorsqu’il s’agissait de laver leurs mainspour les sacrifices; qu’ainsi, au nom dudieu et d’cux-memes, les Beotiens, at-testanl les dieux de la contree et Apol-lon , leur ordonnaienl de se retirer dei’hieron, et d’einporter tout ce qui leurappartenait.
Ciiap. 98 . Le herauf ayanl ainsi parle,les Alheniens depecherent le leur, et lcchargerent de dire aux Beoliens qu’ilsn’avaient commis aucune profanaliondans l’hieron , et qu’ils n’en eommel-traient volontairement aucune ä l’ave-nir; qu’ils y avaient penetre, non dansdes intentions sacrileges, mais pour s’enfaire un lieu de defense contre les agres-sions des Beotiens; que les Hel lenesavaient pour loi, quand ils etaient mai-tres d’un pays, soi t de grande, soit de pe-tite elendue, de se croire maitres aussides hierons qui s’y trouvaient, en con-tinuant le culte adopte chez les peuplesqui les honoraient, autant du moinsqu’il etail en leur pouvoir; que les Beo-tiens eux-memes, comme la plupart desautres peuples, lorsqu’ils s’emparaientd’un pays par la force et qu’ils en chas-
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saient les habilans, entraient en posses-sion des hierons etrangers et s’en esti-maient legitimes proprietaires ; que sieux, Atheniens , avaient pu se rendremaitres d’une plus grande partie de laBeotie, ils rauraient fait; qu’ils ne seretireraient pas volontairement de cellequ’ils occupaient et qu’ils regardaientcomme leur bien; qu’ils avaient faitusage de l’eau par necessite et non parmepris, contraints de se defendre contreceux qui, les premiers, avaient fait desinvasions sur leurs terres; qu’on pouvaitcroire que ce qu’on dtait oblige desepcrmctlrc en guerre et dans le danger,elait excusö et aulorise par la divinile;que möme leurs autels etaient un refugepour ceux qui devenaient coupables in-volontairement; qu’on appelait crimi-nels ceux qui faisaient du mal sansnecessite, et non ceux qui osaient sepermettre certaines choses dans le mal-heur; que les Beotiens, en exigeant laremise des hierons pour prix de la rcd-dition des morts, montraient bien plusd’irreligion que ceux qui refusaient delivrer les hierons pour obtenirce qu’ilsavaient droitd’attendre. Leheraut avaitaussi ordre de declarer nellement qu’ilsne sortira ient pas de la Beotie, puisqu’ilsetaient sur un territoire qui leurappar-lenait et qu’ils avaient conquis les armesä la main; et que, suivant les antiqueslois, ceux qui trailaient pour recueillirleurs morts devaient obtenir la permis-sion de les enlever.
Cu Ae. 99. Les Beotiens croyaient bienles Atheniens maitres de l’Oropie, surle territoire de laquelle etaient les morts,puisque le combat setait livre sur lesconfins; mais, jugeant aussi qu’ils nepouvaient les enlever malgreeux, ils t&pondirent: « Si vous etes dans la Beotie,relirez-vous de nos terres avec ce quivous appartient. Vous croyez-vous chezvous? vous *avez ce que vous ave* *