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autres, qui consentirent ä y aller; ils fu-rent detruits ä Drabesque par les Thra-ces. Vingt-neuf ans apres, les Atheniensrevinrent avec Agnon, fils de Nicias,charges d’etablir la colonie; ils chasse-rent les ßdoniens, et firent leur fonda-tion au lieu merae qu’on nommait au-para vant les Neuf Voies. Ils etaient parlisd’fiione, comptoir maritime qu’ils pos-sedaient ä l’embouchure du fleuve, ävingt-cincj stades de la ville qu’on ap-pelle aujourd’hui Amphipolis. Agnon laliomma ainsi, parce que le Strymoncoulantä droite etägauchede la ville,qu’il envirönne, il l’enferma d’un longmur, d’un bras du fleuve ä l’aulre, et labälit en vue du cöte de la mer et de l’in-terieur des terres.
Cu ap. 103. Brasidas etant donc partid’Arne dans la Cbalcidique, marehaconlre cette place avec son armee, et ar-riva vers lesoir ä Aulonet ä Bromisque,oü le lacBolbe se jette dans la mer. 11 ysoupa, et continua sa marcbe pendant lanuit. Le temps etail mauvais, il lombaitun peu de neige; mais il n’en eut queplus d’empressement ä s’avancer, vou-lant cacber son approchc aux Ampbipo-litains, excepte ä ceux qui devaientlivrer la ville : car dans la ville demeu-raient des gens d’Argila, colonie d’An-dros, et plusieurs autres, qui entretc-naient des intelligences avec lui, les unsgagnes par Perdiccas, les autres par lesChalcidiens. Ceux d’Argila, surtout, enqualitede voisins, et d’ailleurs de louttempssuspects aux Atheniens, en vou-laient ä cette ville : ils saisirent l’arriveede Brasidas comme une occasion favo-rable. Doja depuis long-tcmps ils com-plotaient avec des citoyens pour la fairelivrer. Ils regurent Brasidas, et, decla-ranl cette nuit meine leur revolte conlreAlhencs, ils placerent leur armee enavant sur le pont du fleuve. Or, la villeest eloignee du fleuve d’un peu plus que
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la longueur du pont . il n’y avait pointencore en cet endroit de muraillescomme aujourd’hui, mais seulemen t unfaible corps-de-garde, que Brasidas eutpeu de peine ä forcer, favorise ä la foispar une trahison, par le mauvais tempset par la surprise que causait son arri-,vee. Il passa le pont, et fut mailre, äl’instant meme, de tout ce que les Am-phipolitains possedaient au dehors.
Chap. 104. Ceux de la ville ne s’at-tendaient pas ä ce passage : hors de laville, les uns etaient faits prisonniers,les autres fuyaient vers les remparts: lesAmphipolitains etaient dans un troubleet dans une agitation qu’accroissait en-core la mefiance qui regnait entre eux;etl’ondil quesi Brasidas, au lieu de laissei'ses troupes s’occuper du pillage, avaitsur-le-champ couru aux portes, la villeeüt ete prise d’emblee: mais il campaetfit des excursions; et comme de l’inte-rieur de la place rien n’arrivait de cequ’il attendait, il se tint en repos. Leparti oppose aux trailres etait le plusnombreux : il empöcha d’ouvrirä l’in-stant les portes, et expedia quelquesper-sonncs avec le general athenien Euclees,commandant de la place, vers un autregeneral qui avait un commandementdans 1 ’Epilhrace et qui se trouvait ä Tha-sos, Thucydide, filsd’Olorus, auteurdecette bisloire. Thasos, ile oü les PariensOntfondeunecolonie,esteloigneed’Ani-pbipolisd’uncdenii-journec tout au plusde navigation. On mandait a Thucydidede vcnir au secours en toute bäte. Surcet avis, il met en mer avec sept vais-seaux qui se trouvaient ä Thasos. Ilavait a coeur d’arriver assez tot pourempecher Amphipolis d’ecouter aucuneproposilion; sinon, il voulait du niomsoccuper Eione avant les ennemis.
Cuai>. 105. Cependant Brasidas crai-gnait que les vaisseaux de Thasos n’ap-portassent du secours.Informe queThu