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Tome premier.
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TIIUCYOIDE, LIV. V. 307

fiel’ett', ils persuaderent enfin aux Athc-niens de relirer de Pylos les Messenienset les autres Ililotes, et tous les deser-leurs qui y etaient venus de la Laconie :on les Iransporta a Crames, dans l’iledeCephallenie. Ainsi Ie calme dura toutcet ete, et les deux peuples communi-querent ent re eux.

Ciiap. 3ö. L’hiver suivant, les epho-lesn’ilaienl plusceuxsous lesquels avaiteleconcluela treve: quelques-unsd’euxy etaient contraires. 11 vinl ä Laeede-monedes deputes de divers peuples al-lies, outre ceux d’Athenes, de la Beotieet de Corintliie; mais, apres beaucoupde conförences, ils ne convinrent derien. Quand ils se relirerent, CleobuleetXenares, ceux desephoresqui etaientles plus ardens pour la ruplure de latreve, eurem des entretiens particuliersavec les deputes de la Beotie et de laCorinthie, et les exhorlerenl fortementä entrer dans leurs vues, ä faire en Sorteque ies Beoliens, embrassant d’abordeux-memes 1’alliance d’Argos, se deci-dassentensuite, avec les Argiens, pourcellede Lacedemone. Ils representaientqu’ainsi les Beotiens ne seraient pasobliges de prendre part ä l’alliance d’A-thenes; que les Lacedemoniens, avantde recommencer les hostililes contre lesAtheniens et de rompre la treve, desi-raient avoir pour amis et pour allies lesArgiens; ils savaient que de tout tempsles Lacedemoniens avaient souhaite Ar-gos pour alliee, et que c’elait le moyende faire plus aisemenl la guerre liors duPeloponnese. Ils priaient les Beotiens deleurremeltrc Panactum, alin, s’il etaitpossible, d’obtenir des Atheniens Pylosen echange, cequi rendrail plus facilela guerre contre ces derniers. *

Ciiap. 37. Les Beotiens et les Gorin-tbiens se relirerent, charges par Xena-fes, Cleobule, et tout ce qu’il y avait deUcedemouiens lies au meme parli, de

1 ces instruclions pour leurs republiques.Deux Argiens, revölus des plus hautesdigniles, les guetterent sur le chemin äleur retour, les rencontrerent, et eurentavec eux des entretiens, dont l’objetetait d’attirer les Beotiens dans leur al-liance, ä l’exemple des Corinthiens, desGleens et de ceux de Mantinee. Ils pen-saienl qu’au moyen de cette federation,et agissant de concert, il leur serait deslors aise de faire a leur gre la guerre oula paix, meme avec les Lacedemoniens,s’ils le voulaient, et au besoin avec touteautre puissance. Les deputes de Beotieecouterent avecplaisircette proposition;car le Hasard voulait qu’on leur deman-dät precisement ce que leurs amis deLacedemone leur avaient recommandede slipuler. Les deux Argiens, voyantcette ouverture si bien recue, dirent ense retirant qu’ils enverraient des deputesen Beotie. Les Beotiens, ä leur arrivee,instruisirent les beotarques de ce qu’ilsavaient fait ä Lacedemone, et des pro-nositions des Argiens qu’ils avaient ren-contres. Les beotarques, flattes de cesnouveiles, redoublerent d’ardeur, envoyant que leurs amis de Lacedemonedemandaient precisement les memeschoses pour lesquelles, dans Argos, onmarquait laut d’empressement. Peu detemps apres, vinrent les deputes de cetterdpublique les inviter ä suivre le planqu’on leur avait propose. Les beotarquesleur lemoignerent, en les congediant,combien l’objel de leur mission leur6tait agreable, et leur promirent d’en-voyer une deputation pour contracteralliance avec leur republique.

Ciiap. 58. Cependant les beotarques,les Corinthiens, les Megariens et les de-putes de l’ßpithrace, jugerent d’abord äpropos de s’engager, par un sermentreciproque, ä donner, au besoin, des se-cours ä ceux d’enlre eux qui en recla-mcraienl, et a ne faire ni guerre ni paix

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