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Tome premier.
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TBDCYÜIDB

LacedSmoniens font encore le plus d’al-tenlion. Aussi se deficnt-ils meine deIeur armement domestique, et jamais ilsne von! altaquer que reunis ä des allies.

II n’est donc pas vraisemblable qu’ilsosent passer dansune ile ob nous sotn-mes, nous qui avons l’empire de lamer. » •

Chap. HO. Les Milieus. « Eh bien !ils nous enverront des auxiliaires. Lamer de Crete a de l’etendue: il sera plusdifficileäceuxqui s’endisent les maitresde les y surprendre, qu’ä eux de sesaurer, s’ils veulent echapper ä la vigi-lance de ces dominateurs. Mais admel-lons qu’ils n’y reussissent pas : ils tour-neront alors leurs armes contre votrepays et contre ceux de vos allies queBrasidasn’a point altaques : et ce ne se-rait plus alors pour un sol elrangerquevous combattriez; le theätre de vos tra-vaux serait dans votre propre patrie,et sur les terres de vos allies. »

Chap. 114. Les Atheniens. « Une par-tie dece malheur est precisement ce qui'va vous arriver ä vous - mömes. Yousapprendrez, parexperience, que jamaisla crainte d’une diversion n’a force lesAtheniens ä lever un siege. Mais nousfaisonsunereflexion: vous avezannonceque cette deliberation aurait pour objetle salut de votre pays, et dans le coursd’une si grave Conference vous n’avezencore montre aucun des moyens quipeuvent fonder vos esperances de salut.Vos ressources les plus reelles ne sontque des esperances entrevues dans lelointain; ä l’egard de vos ressourcesactuelles, eiles sont insuffisantes pourvous defenctre contre la puissance quivous attaque dans ce moment möme.Certes, vousfaites preuve d’une insignefolie, si, apres nous avoir fait sortirpour deliberer de nouveau, vous ne re-venez pas ä un plus sage parti; car,sans doule, vous ne prendrez pas pour

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couseil la fausse honte, qui perd ordi-nairemcnt leshommes en les precipitantcn des perils manifestes, d’oü nait poureux une honte trop reelle. En effet,combien de gens qui avaient encoreassez de presence d’esprit pour voir l’e-cueil contre lequel ils allaienl se briser,craignantce qu’onveut appeler deshou-ncur, et subjugues par l’influence d’unvain mot, sesont precipites volontaire-ment dans un abime de malheurs, etpar lä ont encouru l’infamie, plushon-teuse encore quand eile procede de lafolie que quand eile est l’oeuvre de lafort une! Vous eviterez votre ruine, sivous etes sages, et ne croirez pas des-honorant de faire un sacrifice ä la re-publique la plus puissante, qui vousoffre son alliance ä des conditions mo-derees, et qui vous laisse paisibles pos-sesseurs de votre pays soumis ä unsimple tribut, Elle vous a donne l’optionde la guerre ou d’une existence süre etlranquille;ellevousinvileä ne pas faire,parobstinalion, le plus mauvais choix.Noble fermete vis-ä-vis Ics egaux, egardset deference pour les superieurs, mo-deralion envers les inferieurs, voilä lesmeilleurs principes pour affermir la for-tunc d’un peuple. Nous allons nous re-tirer.Pesez donc encore mürement cetteaffaire, et considerez bien qu’il s’agit devotre patrie, que vous n’en avez qu’une;que, dans une seule deliberation, sui-vant que vous toucherez le bul ou quevous vous en ecarlerez, vous deciderezde son salut ou de sa ruine. »

Chap. 112. Les Atheniens sortirent,et les Meliens, restes seuls, apres avoirdebatlu les opinions diverses, s’en tin-rent a Ieur premier avis, et firent cette' re ponse : «Atheniens, nous n’avonspoint change de sentiment, et l’on nenous verra pas detruire en un instant laliberte d’une ville que nous habilons de-puis sept Cents ans. Pleins de confiance