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cement ein printemps, les ddpuiesd’A-thenes rcvitirenl de Sicile, amenantaveceux ceux d’ßgeste. 11s apportaientsoixante-deux lalens d’argent non mon-naye, pour soudoyer pendant un moissoixante vaisseaux qu’ils pviaienl lesAlbaniens de leur envoyer. Ceux-ci con-voquerent une assemblee, ecouterentious les beaux raisonnemens et tous lesmensonges que voulurent debiler lesKgesiains et leurs propres orateurs, etcommenl il y avaitdegrands trßsors toulprßts dans les hierons et dans la caissepublique. Le resultat fut de decreterl’envoi cn Sicile de soixante vaisseauxsous le commandemenl d’Alcibiade, fdsdeClinias; deNicias, fds deNicßratus,et deLamachus.fds deXenophane, toustrois revetus d’une pleine aulorite. 11sdevaient secourir les habitans d’ßgestecontre ceux de Selinonte, rötablir lesLeontains, si les opßrations de la guerreleur laissaient quelque loisir, et toutdisposer en Sicile de la manißre qu’ilsjugeraient la plus avantageuse ä la ropu-blique. Une autre assemblee fut convo-quee cinq jours apres, pourentrer en dis-cussion sur les moyens les plus promptsd’equiper la flotte, et sur tout ce quipourrait ßlre necessaire aux generaux.Nirias, nomme malgre lui au comman-demenl, pensait que la republique ve-nait de prendre une resolution dange-reuse, precipitee, et donl l’objet, celuid’aequerir la domination de loute la Si-cile, etait difficile ä remplir. II s’avangadans l’intention de changer la disposi-tion des esprits, et s’exprima ainsi :
Chap. 9. « Cetteassemblee a pour ob-jet les preparalifs de votre expedition enSicile : mais peut-ßlrc, selon moi, fau-drait-il examiner encore s’il est a proposd’y envoyer une flotte, et ne pas nousjeter, pour complaire ä des etrangers, etd’apres une si legere deliberalion surune afluire aussi grave, dans une guerre
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qui ne nous regarde pas. Cette guerreme procure un bonneur, et je suis moinsdispose qu’aucun autre ä me laisser in-timiderpar la crainled’un danger per.sonnel, quoique persuade que celui quiveille sur sa fortune et sursa vie, n’enest pas pour cela moins bon citoyen,puisque, pour son propre intöret, il doitdesirer la prosp^rilö de sa patrie. Cepen-dant, jamais jusqu’ici les lionneurs re-pandus surmoi ne me firenf parier contrema pensee : le mßme encore aujour-d’liui, je vais ouvrir l’avis que je crois leplus utile ä l’ßtat. Votre caractere bienconnu me le dit assez, vous ferez peu decas d’un avis qui tend ä vous faire m6-nager les avantages dont vous jouissez,et ä ne pas vous laisser hasarder des pos-sessions actuelles pour une acquisitionqui ne se presente que dans un avenirincerlain. Je vais ndanmoins vous prou*ver que votre prt’cipilalion est deplacee,et que vous poursuivez ce qu’il n’est pasaisß d’atteindre.
Cu ap. 40. « Je döclare d’abord quepasser en Sicile, c’est vouloir, en laissantderriere vous une foule d’ennemis, enattirer chez vous de nouveaux. Vousre-gardez peut-etre comme solide la treveque vous avez conclue; treve de nom,qui sera respectee tant que vous ne ferezaucun mouvement; car c’est dans cetesprit que l’ont negociee des hommesdece pays meme et de l’aulre parti. Mais s’ilvous arrive d’essuyer un echec qui de-truise une notable portion de vos forces,ä l’instant meme nos ennemis fondrontsur nous, eux qui n’onl compose quepour se tirer d’un mauvais pas, et quel’imperieuse necessite a sotimis ä desconditions plus honteuses pour eux quepour nous. Ensuite, la treve renferrnebien des articles contesles; il est memedes villes, et non les plus faibles, qui nel’ont pas acceplee.Les unesnousfontou-vertemeni la guerre; lesautreshesitent